NOTES

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Première publication dans The Catholic Art Quaterly, VI, (1943). Cet essai, ensuite, a été inclus dans Figures of Speech or Figures of Thought.

 

1. Intellect (manas, buddhi) et volonté (vaśa, kāma) étant coïncidents in divinis = adhidevatam, la procession divine est « conceptuelle » dans les deux sens du mot ; cf. Śatapatha Brāhmaṇa, VI, I, 2, 9, où Prajāpati, manasā iva vācammithunam samabhavat, sa garbhy abhavat [...] asṛjata. La même chose est explicite dans les expressions scolastiques per verbum in intellectu conceptum et per artem et ex voluntate. Inutile de dire que les processions intellectuelles et selon les moyens de l’art [artificial] sont les mêmes, procession ou création per artem = taṣṭaiva étant essentiellement une opération intellectuelle; cf. Ṛgveda, I, 20, 2, vacoyujā tatakṣu manasā et de même dans d’autres textes. En d’autres termes, si la procession de la Parole (acte de l’Intellect Divin), et la procession de l’Esprit (acte de la Divine Volonté), bien que coïncidentes, sont néanmoins logiquement distinguables, la procession de la Parole et la procession per artem ne sont pas simplement coïncidentes, mais logiquement indiscernables, et cela, en effet, est suffisamment évident dans la théorie chrétienne, où le Christ est appelé « l’art de Dieu » (Saint Augustin, De Trinitate, VI, 10).  

2. Dans la Brihadāraṇyaka Upaniṣad, III, 8, 8, akṣara brahman est amanas ; dans la Muṇḍaka Upaniṣad, II, I, 2, le Puruṣa « dé-spiré » [despirated, « dé-espritisé »] n’a rien qui lui ressemble, c’est-à-dire para brahman, il est amanāḥ ; dans la Brihadāraṇyaka Upaniṣad, VI, 2, 15 = la Chāndogya Upaniṣad, IV, 15, 5, 6 et V, 10, 2, Celui qui agit comme Guide sur le devayāna = brahmapatha au-delà du Soleil est, selon différentes lectures, la Personne « dé-mentalisée » [de-mented] ou « surhumaine » (puruṣo’mānasaḥ ou puruṣo’āmnavaḥ). Dans la mesure où ceux qui sont ainsi conduits « ne reviennent plus jamais dans ce cycle humain » (imam mānavam āvartaṃ nāvartante), il est clair que les deux commentateurs indiens, ainsi que [Robert E.] Hume, qui les suit, se trompent en lisant la BṛhadāraṇyakaUpaniṣad, VI, 2, 15 comme puruṣo mānavaḥ sans l’avagraha ; la lecture doit se faire ici comme dans les passages parallèles, puruṣo’mānasaḥ ou puruṣo’āmnavaḥ. Car il est évident que ce ne peut être que la Personne surhumaine qui guide sur la voie du surhomme, Agni Vaidyuta, plutôt qu’Agni Vaiśvānaraḥ ; cf. le contraste entre « éclair » et « concept » – c’est-à-dire entre la vision immédiate et la formulation théologique – dans la Kena Upaniṣad, 29-30. [Robert Ernest Hume (1877-1948) est l’auteur de The Thirteen Principal Upanishads, translated from the Sanskrit with an outline of the philosophy of the Upanishads and an annotated bibliography, London, 1921]

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