Bogdo Khan

NOTES

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1. Trad. franç. Cîmes et Lamas, Paris, 1955 ; rééd. Paris, 1997.

 

2. Études sur l’Hindouisme, p. 204.

 

3. « Penser le bouddhisme et la Russie », Slavica Occitania, n° 21, Toulouse, 2005.

 

4. Cf. La civilisation tibétaine, ch. 4, Paris, 1962 ; David Seyford Ruegg, « Sur les rapports entre le Bouddhisme et le “substrat religieux” indien et tibétain », n. 15, Journal Asiatique, 1964. Dans Padmasambhava. La magie de l’éveil (Paris, 1997), M. Philippe Cornu écrit que l’on a affublé le Bouddhisme tibétain du nom « lamaïsme », « comme s’il s’agissait d’une caractéristique tibétaine que d’honorer ses maîtres appelés lamas » (p. 11). Mais afin d’éviter toute éventuelle méprise, il déclare, quatre pages plus loin : « ... Le maître, ou lama, est effectivement très important » et, au chapitre suivant : « Le maître spirituel, appelé guru en sanscrit, lama en tibétain, est en effet la clé du Bouddhisme tantrique. Par lui, et par lui seul, l’enseignement est maintenu vivant. »

 

5. Cf. Charles R. Bawden, The Jebtsundamba Khu-tukhtu of Urga, Wiesbaden, 1961. Cette appartenance à l’ordre Sakyapa pourrait indiquer que la formation extérieure de la hiérarchie supérieure, à partir du XIVe siècle, était en partie dans le prolongement des formes d’une hiérarchie précédente.

6. « The most revered Incarnations are those of the Dalaï-Lama and Panchan-Lama of Tibet. The most revered Incarnation in Outer Mongolia was that of the Jebtsundamba Hutukhtu of Urga » (Proceedings of the American Philosophical Society, Vol. 96, n° 5, 1952 ; rééd. The Diluv Khutagt, Memoirs and Autobiography of a Mongol Buddhist. Reincarnation in Religion and Revolution par O. Lattimore et Fujiko Isono, p. 267, Wiesbaden, 1982). On peut s’interroger sur le fait que Pallis n’ait apporté aucune rectification dans l’édition anglaise qui date de 1983 ni lors de sa publication française en 1984, alors que ce texte du Tilopa Hutukhtu, intitulé « The Narobanchin Monastery in Outer Mongolia », fut publié en 1952, et réédité en 1982. On le peut d’autant plus que la découverte inopinée par Pallis du fait que le Tilopa Hutukhtu « avait eu son siège précisément dans ce monastère de Narobanchin » dont parlait Ossendowski était à l’origine principale de son article.

7. Petrograd, 1919, traduit du russe et édition critique par Bernard Kreise, Paris, 1992.

8. Paris, 1877, rééd. Paris, 1988.

9. Londres, 1895, réédité sous le titre Tibetan Buddhism, New York, 1972. L’intérêt de cet ouvrage, un des premiers sur le Lamaïsme en Occident, réside surtout dans son aspect documentaire et dans ce qui provient de l’enseignement des Lamas, mais certainement pas dans les interprétations de l’auteur qui témoignent de l’habituelle incompréhension des Occidentaux à cette époque. 

10. Ce titre de Dharma-Râja est, d’après René Guénon, un équivalent littéral de Melki-Tsedeq (cf. Le Roi du Monde, ch. 6). On pourrait se demander à quoi correspond, dans la description de Waddell, cette fonction présentée comme quatrième : le ternaire des fonctions supérieures s’inscrit vraisemblablement dans un quaternaire. Pour prendre l’exemple de la hiérarchie spirituelle islamique, ce ternaire a sa correspondance dans le Qutb, le Pôle, et ses deux Imâms, mais dans l’ordre de la Tradition universelle, Michel Vâlsan fait remarquer « que, d’après le Cheikh al-Akbar (Futûhât, ch. 73), le Pôle islamique et ses Imâms ne sont que les représentants de certains prophètes vivants qui constituent la hiérarchie fondamentale et perpétuelle de la tradition dans notre monde. Cette correspondance est indiquée selon une configuration spéciale de la hiérarchie supérieure islamique, dans laquelle le Pôle et les deux Imâms sont comptés dans le quaternaire des Awtâd, les Piliers, fonctions sur lesquelles repose l’Islam, et dont les positions symboliques sont aux quatre points cardinaux. Ces Awtâd sont les “vicaires” (nuwwâb, sing. nâ’ib) des quatre prophètes que la tradition islamique générale reconnaît comme n’ayant pas été atteints par la mort corporelle : Idrîs (Hénoch), Ilyâs (Élie), Aïssâ (Jésus) et Khidr. » (« Les derniers hauts grades de l’Écossisme et la réalisation descendante », É. T., pp. 166-167, juin à septembre 1953 ; voir aussi, notre article, « Hénoch et la hiérarchie suprême du Centre du Monde », La Règle d’Abraham, n° 12, décembre 2001) Il existe, dans la hiérarchie particulière de l’ésotérisme islamique, la fonction correspondante de Khidr al-Zamân ou « Khidr de l’Époque » qui appartient au quaternaire des Awtâd et a des détenteurs humains successifs.

11. Cf. Owen Lattimore, Nomads and Commissars: Mongolia Revisited, New York, 1962 ; trad. franc. p. 111, Paris, 1966.

12. Cf. Fabian Sanders, « The Life and Lineage of the Ninth Khalkha Jetsun Dampa Khutukhtu of Urga », Central Asiatic Journal, vol. 45, n° 2, pp. 272-303, 2001 ; L. Belka, « Institution of Mongolian (Khalka) Jibzundamba Khutugtu: religion and Politics on the Threshold of the 21st Century », Deities of Tibetan Religions: Approach of the Academic Studies of Religions, en ligne. On trouvera une présentation historique assez complète sur le site du monastère Jonang à Simla. Le IXe Je-tsun Dam-pa est décédé à Urga le 1er mars 2012. Voir aussi Pascal Coumes, « Le ternaire suprême du Lamaïsme : Quelques aperçus historiques », Science sacrée, n° 3-4, 2001-2002)

13. Ou Mahâvairochana ; tibétain rdo rje‘-chang ; mongol ...

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du numéro 6 des Cahiers de l'Unité

 
 
 
 
 

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