NOTES

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1. Eric Hobsbawm, « Inventer des traditions », Enquête, 2, 1995, mis en ligne le 26 janvier 2007

 

2. L’invention de la franc-maçonnerie, p. 303-304, Paris, 2010.

 

3. Ibid.

 

4. « Birth of Freemasonry. The creation of a myth », Ars Quatuor Coronatorum, 91, 1978.  

 

5. Dans la première partie de son texte publié en 2007, mais non reprise sur son blog, M. Dachez ne semble d’ailleurs même pas savoir comment s’opère techniquement la transmission initiatique dans la Maçonnerie.

 

6. On ne peut que saluer la Grande Loge de France (G. L. D. F.) d’avoir eu la lucidité et le courage d’interdire de parole M. Dachez dans ses Loges en 2013.

 

7. Il ne voit d’ailleurs pas la contradiction absurde dans laquelle il s’enferme alors puisqu’au point de vue de sa « vision positive des traditions inventées », si les connaissances de Guénon sur la Maçonnerie opérative sont imaginaires, ainsi que celles de Stretton, comme il le prétend, M. Dachez ne devrait finalement que s’en féliciter. L’œuvre de Guénon ne serait-elle pas ainsi pour lui un bon moyen « de résister à un sentiment global de déréliction face au temps qui passe » ?

 

8. Cf. Renaissance Traditionnelle, n° 123-124, p. 308, juillet-octobre 2000.

 

9. Denys Roman a commis la même erreur en déclarant « que Guénon, qui mentionnait très régulièrement ses articles [ceux du Speculative Mason], le faisait toujours élogieusement, et qu’à notre connaissance il n’a jamais formulé la moindre critique contre le contenu des dits articles. » (C’est nous qui soulignons) Serait-ce la source de M. Dachez ? Toutefois, cette appréciation erronée de Denys Roman relevait surtout d’une erreur de formulation parce qu’il se plaçait à un point de vue très général. (Réflexions d’un chrétien sur la Franc-Maçonnerie, ch. VII, p. 106, Paris, 1995). Il avait exprimé auparavant plus justement le sens de sa pensée à ce propos : « Guénon, en dépit des réserves sévères qu’il formulait à l’endroit de Clement Stretton, a toujours reconnu l’exactitude (tout au moins pour l’essentiel) des divulgations faites par ce dernier quant à la Maçonnerie opérative. » (René Guénon et les destins de la Franc-Maconnerie, ch. XI, Paris, 1982). (C’est nous qui soulignons) Quant à Stretton, dont M. Jean-Pierre Berger trouvait regrettable, dès 1967, que Guénon ait « éprouvé le besoin de recourir à l’autorité d’une source aussi sujette à caution » (« Ce G, que désigne-t-il ? », Le Symbolisme, janvier-mars 1967), Denys Roman lui répondit que Guénon avait d’autres sources (op. cit., pp. 105 et106). Sur cette question, M. Berger, une trentaine d’années plus tard et sous un autre nom, devait d’ailleurs formuler un avis différent plus conforme au point de vue traditionnel (cf. Jacques Thomas, « Ce G, que désigne-t-il ? » Perspectives nouvelles sur quelques symboles des Tailleurs de pierre, ch. VI, Milan, 2001).

 

10. Ce ne fut pas l’avis de Marjory Debenham, la Directrice du Speculative Mason. Elle répondit à la note de Guénon la même année, sous le titre « Opératifs et Spéculatifs : une rectification importante » : « René Guénon dans les Études traditionnelles, juillet-août 1950, p. 238, dans la note 3 [lire note 2] d’un article sur “La Lettre G et le swastika” déclare (à partir d’une source que nous ne connaissons pas, ses mots sont : et que celui-ci fut, dit-on) que Clement Stretton, dont les lettres à John Yarker sont en notre possession et qui ont été citées dans le Speculative Mason, “fut le principal auteur d’une ‘restauration’ des rituels opératifs dans laquelle certains éléments, perdus à la suite de circonstances qui n’ont jamais été complètement éclaircies, auraient été remplacés par des emprunts faits aux rituels spéculatifs et dont rien ne garantit la conformité avec ce qui existait anciennement.” Je souhaite déclarer catégoriquement qu’il n’y a pas un mot dans les lettres ou les articles de Clement Stretton ni dans le livre de Thomas [lire : Charles Hope] Merz sur la Maçonnerie opérative ni dans la brochure du Dr Thomas Carr ni dans les articles d’autres Maçons opératifs publiés dans les numéros d’avant 1914 de cette revue qui suggère que Clement Stretton était “un restaurateur de rituels opératifs.” Son enthousiasme aida les Loges opératives à se maintenir et suscita de l’intérêt pour elles, ce qui est une question différente. Les Opératifs de la Loge du Mont Bardon prétendaient avoir transmis leur rituel fidèlement depuis l’époque du roi Salomon, mais ils affirmaient également que Robert Padgett, Clerc de la Compagnie des Maçons, les réécrivit, par quoi je comprends que cela signifie qu’ils ont été transcrits dans un langage plus actuel. Les rituels opératifs rédigés par John Yarker (qui a rejoint la Loge du Mont Bardon au VIe degré) ne sont pas, par conséquent, dans le style du XVIIe siècle, mais dans celui de notre époque. Il peut y avoir eu des rituels écrits enfermés dans le coffre des Grands Maîtres, mais la transmission habituelle était orale et les hommes parlaient le langage de tous les jours. Ceci est le témoignage que nous avons entendu de l’Éditeur [i.e. Bothwell-Gosse]. » (Cité par Bernard Dat, « Stretton’s ‘Operative’ Masonry: Legacy or Forgery? », pp. 279-280, in Heidle & Snoek, Women’s Agency and Rituals in Mixed and Female Masonic Orders, Leyden-Boston, 2008) Nous reviendrons ultérieurement sur cette déclaration de Marjorie Debenham.

 
 
 
 

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