POSTFACE À : «AVONS-NOUS UNE CULTURE INTERNATIONALE ? »

Les Ambassadeurs Hans Holbein Le Jeune

NOTES

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1. Cette revue, dirigée par l’écrivain et journaliste Élie Richard, commença en 1919, et s’acheva avec le n° 67 précité. Curieusement, elle n’était pas paginée. Notre édition est faite à partir de cette publication ; on notera que plusieurs virgules semblent manquer.

 

2. Il ne se trouve ni dans celle de M. Jean-Pierre Laurant, Le sens caché dans l’œuvre de René Guénon, pp. 266-267, L’Âge d’Homme, Lausanne, 1975, ni dans celle de M. Xavier Accart, Guénon ou le renversement des clartés, pp. 1106-1107, Edidit/Archè, Paris/Milano, 2005. Poulaille ne figure pas dans l’« Index nominum » de ce dernier livre. En revanche, ces deux textes sont mentionnés, parmi d’autres encore non repris, dans un tableau (en format Excel) qui circule depuis plusieurs années.

 

3. Sur ce courant littéraire, voir notamment Michel Ragon, Histoire de la littérature prolétarienne en France, Albin Michel, 1974 ; Thierry Maricourt, Histoire de la littérature libertaire en France, ‎Albin Michel, 1990 ; Karl-Anders Arvidsson, Henry Poulaille et la littérature prolétarienne française des années 1930, J. Touzot, Paris, 1988.

 

4. La « Fédération anarchiste » le revendique comme étant l’un des siens.

  

5. Ces citations sont tirées de Michel Ragon, « Poulaille, Dubuffet, Céline. Approches et variations anarchistes », in Alain Pessin et Patrice Terrone, Littérature et anarchie, p. 114, Presses Universitaires du Mirail, Toulouse, 1998. À propos de la littérature prolétarienne, Edmond Thomas considère que « les marxistes ont vu dans ce vaste courant l’expression d’une classe d’artisans plus proche de la petite bourgeoisie que du prolétariat dont il se réclame. Ils y ont vu aussi, péjorativement, un prolétariat de la littérature, autrement dit une sous‑classe d’écrivains. C’est que pour eux le prolétariat n’est que le prolétariat organisé et conscient. » (« La disparition d’Henry Poulaille et l’avenir de la littérature prolétarienne », Plein Chant. Cahiers trimestriels de littérature, Été 1980).

 

6. Éd. or. Librairie Valois, collection “Les romans du nouvel âge”, pp. 67-72, Paris, 1931. Ce livre couvre la période 1903-1906. Nous reproduisons en continu des passages du ch. XIV, alors que l’auteur va à la ligne à la fin de chaque phrase, ou après des groupes de deux phrases.

 

7. Les trois livres de cette fresque de la vie ouvrière au début du XXe siècle sont : Le pain quotidien (1931), Les damnés de la terre (1935) et Seul dans la vie à 14 ans (publié à titre posthume en 1980).

 

[8. Nous ajouterons que ce dernier livre fut publié aux Éditions Marcel Rivière, Paris, collection « Bibliothèque des Sciences Économiques et Sociales ». C’est chez ce même éditeur que paraîtra en 1921 l’Introduction générale à l’étude des doctrines hindoues, dans la collection « Systèmes et faits sociaux ».]

 

9. Compagnons et Compagnonnages, site Internet des recherches historiques de Jean-Michel Mathonnière ; rubrique : Compagnonnages et/ou métiers, Charpentiers, Livres (analyses & comptes rendus), publié le 13 novembre 2009. 

 

10. The Rite of Labor : Brotherhoods of Compagnonnage in Old and New Regime France, p. 298, Cornell University Press, Ithaca.

 

11. Ce pseudonyme est évidemment un mauvais jeu de mot qui sous-entend : « j’en connais (long sur le Compagnonnage). » Il s’agirait d’Henri Bricheteau, né en 1882, charpentier, anarchiste et syndicaliste, que Nicolas Adell-Gombert décrit comme « un compagnon dissident qui a publié le récit des initiations des charpentiers sous le pseudonyme provocateur de Jean Connay. Il est certain que l’esprit de vengeance qui guide l’auteur conduit à apprécier son témoignage avec une certaine prudence » (Des hommes de Devoir. Les Compagnons du Tour de France (XVIIIe-XXe siècles), p. 173, note 15, Paris, 2008). En août 1910, il succéda à Jean Bernard comme secrétaire appointé de l’Union des charpentiers en bois de la Seine. Le 15 juillet 1911, au cours d’un meeting en pleine grève du Bâtiment de la Seine, il engagea ses camarades à pratiquer la « chasse au renard », c'est-à-dire les aspirants Compagnons, même à domicile (cf. Dominique Petit et Guillaume Davranche, Dictionnaire des militants anarchistes, article : « Bricheteau Henri, Claude, Émile », en ligne, 2016).

   On remarquera d’autre part que la notice du Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français (Paris, 1964-1997) sur les frères Bonneff (1882 & 1884-1914), qui préfacèrent le livre de Connay, a été rédigée à partir des notes de Poulaille. La trilogie de Poulaille semble d’ailleurs inspirée, sous une forme romanesque, par les « enquêtes sociales » des frères Bonneff, enquêtes dont ils furent les pionniers.

 

12. Sous-titré : Charpentiers de Paris. Compagnons et indépendants, Cours libre professé à la Faculté de droit de Paris. C’est l’Appendice V qui reproduit le « Manuscrit de révélations sur les rites secrets du Compagnonnage du Devoir » (pp. 271 et sqq).

 

13. « De la régularité initiatique », Le Voile d’Isis, nov. 1932, p. 682, n. 1 ; repris dans le ch. V des Aperçus sur l’Initiation.

 

14. Dans un entretien, Denys Roman précisa que « Guénon a pu être initié Compagnon imprimeur dès qu’il eut rédigé des textes destinés à l’impression » (« Pour le service de la Vérité », Aurores, avril 1983, p. 3). C’est parce qu’il en avait une connaissance directe que Guénon écrira que « les imprimeurs (dont le rituel était constitué, dans sa partie principale, par la  légende  de Faust)  acceptèrent  tous ceux qui avaient quelque rapport avec l’art du livre, c’est-à-dire non seulement les libraires, mais aussi les auteurs eux-mêmes » (Aperçus sur l’Initiation, ch. 29 ; cf. aussi Écrits pour Regnabit, p. 18, n. 1).

 

15. Henri Lemoine, « Le Compagnonnage dans l’industrie des cuirs et peaux : La Société secrète des compagnons du devoir, blanchers-chamoiseurs », Syndicat général des cuirs et peaux de France, Bulletin mensuel, 29, p. 663, n° 264, 20 novembre 1928, repris par C. M. Truant, op. cit., p. 299. Voir aussi, J.-F. Piron, Devoir des Compagnons blanchers et chamoiseurs réunis, Paris, 1840 & Paris, 1980 ; sur Piron, cf. Laurent Bastard, « Jean-François Piron dit “Vendôme la Clef des Cœurs” », dans Fragments d’histoire du Compagnonnage, volume 2, Musée du Compagnonnage, Tours, 2000.

 

16. C. M. Truant, op. cit., p. 299.

 

17. Le Compagnonnage, lui, se situait en dehors de tout parti, et dans une tout autre perspective : « Non, les compagnons ne sont pas communistes ; ils ne peuvent pas l’être, puisqu’ils représentent l’élite des travailleurs expérimentés. […] Le compagnonnage tient essentiellement à l’observance de ses lois de famille placées en dehors de toute politique, basées sur le devoir, sur l’esprit d’association ; l’esprit religieux y préside, car le compagnonnage est placé sous l’invocation de Dieu et des saints patrons que se sont choisis les divers états. » (Les Compagnons du Devoir, p. 5, dans l’Almanach des Travailleurs pour 1849, Paris, 1848).

 

[18.  Si , à l’inverse...

Cet article n'est plus en libre accès.

Il est contenu dans l'édition imprimée du numéro 2

et du Recueil annuel 2016 des Cahiers de l'Unité

1921

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