POURQUOI JE SUIS DEVENU MEMBRE DE L’ANCIENNE GUILDE

Les armoiries des Francs-Maçons

Armes attribuées à la Compagnie des Maçons de Londres au XIIe siècle par Edward IV (Gravure reproduisant les armoiries du Harleian manuscript)

Guillaume le Conquérant

National Portrait Gallery, Londres

            À l’instar du texte traduit et publié dans la précédente livraison des Cahiers de l’Unité, cet article de Clement E. Stretton, non signé, est paru dans la revue The American Tyler-Keystone (volume XXIV, n° 12, 20 décembre 1909). Il apporte des précisions, sans doute à la demande des lecteurs de la revue américaine, sur une illustration qui avait été placée dans le numéro 8 du 20 octobre 1909 et simplement légendée : « The Arms of the Allied Guilds » (Les armoiries des Guildes coalisées). C’est ce qui explique le sous-titre par lequel il débute.

              Dans Franc-maçonnerie, l’histoire retrouvée (Paris, 2019), M. David Taillades a rédigé une intéressante annexe sur un sujet connexe : « Armoiries de la Compagnie des Francs-maçons de Londres ». Dans la représentation de ces armes telle qu’elle figure dans le manuscrit Harleian 6860, il a remarqué « quatre fortifications médiévales » dans lesquelles il pense qu’« on pourrait voir une représentation de Jérusalem ». C’est en effet possible puisque le symbolisme héraldique, comme tout symbolisme, est porteur de multiples significations, mais nous croyons, de notre côté, que les châteaux forts en question pourraient aussi représenter la Tour de Londres. Comme son nom ne l’indique pas, la Tower of London désigne en réalité l’extraordinaire et énorme forteresse édifiée dans les années 1070, et durant une vingtaine d’années, par Guillaume le Conquérant, grand bâtisseur de châteaux et d’abbayes dans toute l’Angleterre. Rien de comparable à cette forteresse, paraît-il, n’avait jamais été vu en Angleterre auparavant. Les Maçons étaient venus de Normandie, apportant avec eux des pierres des carrières de Caen (L’exportation vers l’Angleterre se poursuivit à un rythme soutenu jusqu’à la fin du moyen âge, cf. L. Musset, « La Pierre de Caen, extraction et  commerce », in Pierre et métal dans le bâtiment au Moyen-Âge, Paris, 1985), tandis que la majeure partie de la main d’œuvre a été fournie par les Anglais. Ce sont d’ailleurs des tours, représentations métonymiques de la forteresse, qui figureront ultérieurement sur les armes des Maçons de Londres. 

L. G.

 

Détails des armes publiés dans The Tyler-Keystone du 20 octobre 1909

 

         La tour au sommet des armoiries...

 

         

Clement E. Stretton, P.M.

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Pour citer cet article :

L. G., Les armoiries des Francs-Maçons, Cahiers de l’Unité, n° 15, juillet-août-septembre, 2019 (en ligne).

 

© Cahiers de l’Unité, 2019 

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