Le Règne de la Quantité (édition 2015)

Le règne de la quantité et les signes des temps
Édition définitive établie sous l'égide de la Fondation René Guénon

René Guénon

 

 

Étude critique (1re partie, suite et fin)

À propos d’une prétendue « Édition définitive »

NOTES

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1. « L’œuvre de René Guénon », La Nouvelle Revue Française, n° 343, 1er septembre 1942, p. 373. 

 

2. La première conférence eut lieu le 6 mars 1908, et la dernière, le 27 mai 1910.

 

3. À partir desquels les premières versions « ont été tapées en plusieurs exemplaires et à la machine » (lettre de Patrice Genty, en date du 22 novembre 1961).

 

4. P. 772.

 

5. P. 676.

 

6. Datés d’octobre 1943, ils ont été repris dans Journal 1942-1949, pp. 195-196, Gallimard, Paris, 1950, puis dans Journal 1939-1949, pp. 254-255, Gallimard, collection “La Pléiade”, Paris, 1954.

 

7. Phrases citées par Henri Bosco, « Trois rencontres », “Hommage à André Gide”, Numéro spécial de La Nouvelle Revue Française, novembre 1951, pp. 277-279.

 

8. « Souvenirs et réflexions sur René Guénon », Revue de la Méditerranée, mars-avril 1951, p. 219, Alger.

 

9. Cf. lettre de Michel Vâlsan à René Guénon en date du 23 août 1948. Olivier de Carfort, qui était en relation avec Vâlsan à cette époque, apprit ce jugement de Claudel ; il en fit état dans un article, le reprenant ainsi : « le plus grand écrivain français à l’heure actuelle » (« Un sage vivait au pied des pyramides », Réforme, 27 janvier 1951, p. 1).

 

10. Elles sont citées par Gérard Mercier, dans « La “prétendue ‘intelligence’ ” de Gide », Vers la Tradition, n° 124, juin-août 2011, pp. 68-70 pour celles sur Gide, et p. 72, n. 17 pour celle sur Claudel.

 

[11. Le télégramme de Michel Vâlsan a été envoyé le 31 mars, et reçu en Égypte le 2 avril. L’accord de Guénon est contenu dans sa lettre à Vâlsan en date du 5 avril : c’est une confirmation du pouvoir accordé par Guénon à Vâlsan pour traiter en son nom avec les Éditions Gallimard, et s’occuper de tout ce qui concerne la publication du Règne et des Principes. À aucun moment il n’est fait état de la collection de Benoist.]

 

[12. Le directeur des éditions Luzac & Co, à Londres, qui publia les traductions anglaises d’Orient et Occident (1941), La Crise du Monde moderne (1942), Introduction générale et L’Homme et son devenir (1945). C’est par son intermédiaire que bien des lettres et textes de Guénon parvinrent en France, et que des documents furent transmis de France à Guénon.]

 

13. « L’œuvre de René Guénon », art. cit., n° 343, pp. 373-379. À cette époque, c’est Pierre Drieu la Rochelle qui était le directeur-gérant de la NRF.

 

14. Le Confédéré, 25 novembre 1969, p. 6.

 

15. Traduction Rafael Cabrera, Editora Losada, Buenos Aires.

 

16. Jacques Rial, Le bicorne et la plume. Les publications des diplomates suisses de 1848 à nos jours, p. 12, Genève, 2008.

 

17. Nouvelliste du Rhône, 18 et 19 septembre 1965, p. 2.

 

18. Diplomatic Documents of Switzerland, 1945-1972.

 

19. Le Confédéré, art. cit.

 

20. Sous sa propre signature, il publia dans Le Voile d’Isis un compte rendu d’article (mars 1935) et « Un livre de Frithjof Schuon » (nov. 1935 ; il s’agit de Leitgedanken zur Urbesinnung). Sous celle de « Jean Thamar », dans les Études Traditionnelles : « Notion de la musique traditionnelle » (9 livraisons entre oct.-nov. 1947 et oct.-nov. 1949), « Prajnâpâramitâ » (juin 1950), « Le Zodiaque et la Roue des Existences » (mars et avr.-mai 1951, juill.-août 1952), « Comment situer l’œuvre de René Guénon » (juill.-nov. 1951), « Sagesse de René Guénon » (janv.-fév. 1952), et un compte rendu d’Introduction to the study of musical scales d’Alain Daniélou (juill.-août 1948).

 

21. Notamment : Paracelse, conférence prononcée le 20 août 1942 à la Faculté de Philosophie et Lettres de Buenos-Aires, 41 p. ; Rencontre des religions (1957) et Expérience chrétienne et spiritualité orientale (1967).

 

22. Cf. Annuaire 1958-1959, 1957, ÉPHÉ, Section des sciences religieuses, p. 66.

 

23. Pp. 66-67. Le terme même d’« universalisme » n’apparaît pourtant pas dans les livres de Guénon. Dans un compte rendu de livre, il a repris une seule fois ce terme qui figurait dans une citation d’un auteur qui parlait de l’idée d’un « universalisme pacifiste » ; il accompagna cette expression d’un « (sic) » (Études Traditionnelles, oct.-nov. 1946, p. 421).

 

24. Dans ce passage, c’est Cuttat qui souligne.

 

25. « Le mot “Gnose” signifie exactement “Connaissance”, ce qui n’a rien à voir avec le “gnosticisme” », Le Voile d’Isis, nov. 1931, p. 698 ; cf. aussi : « Il faut bien prendre garde de ne pas confondre “Gnose”, qui signifie “Connaissance”, et “gnosticisme” » (« Le Langage secret de Dante et des Fidèles d’Amour », Le Voile d’Isis, fév. 1929, p. 117).

 

26. Lettre de René Guénon à Noële Maurice-Denis Boulet, en date du 4 octobre 1921.

          

27. Pour Basilide, cf. Stromate IV, ch. XXVI, 165, 3 ; pour ses disciples, cf. Stromate II, ch. III, 10, 3. « Hypercosmique » a aussi été utilisé par plusieurs Pères grecs, chez lesquels, d’après les interprètes, il ne désigne pas la « nature divine », mais la partie « invisible » de la Création.  

 

28. Cf. la section : « Robert Amadou, Noële Maurice-Denis Boulet et Michel Vâlsan ».

 

29. Lettre précitée de René Guénon à Noële Maurice-Denis Boulet.

 

30. Dans cette même lettre, il persistait « à considérer comme injurieux » de pouvoir être traité de « gnostique », et demandait que fût réparé « dans la mesure du possible le tort (tort très grave, je le répète) » causé (c’est l’auteur qui souligne ici et supra).

 

31. « Cuttat dont l’hostilité se manifeste le plus violemment » (Lettre de René Guénon à Louis Caudron en date du 22 avril 1950).

 

32. Guénon avait relevé, « vers la fin du travail de Cuttat, une phrase d’après laquelle “les sacrements étaient dès l’origine à la fois initiatiques et destinés à tous”, ce qui ressemble étonnamment à “l’ésotérisme mis à la portée de tous” dont il parlait dans sa 1re lettre ; l’une est en tout cas aussi contradictoire que l’autre ! » (Lettre de René Guénon à Louis Caudron en date du 10 mai 1950).

 

33. À propos de cette dernière question, Schuon écrit : « je n’entends “représenter”, en ce qui concerne la question des sacrements chrétiens, qu’une tendance et non une doctrine ; il est vrai que les conclusions de S. Rhmt [Sidi Rahmatullah = Cuttat] sont conformes à cette tendance, mais cela ne doit pas vous empêcher de formuler des objections qui, de toute façon, ne viseront pas ma position » (Lettre de Frithjof Schuon à Michel Vâlsan, en date du 6 mai 1950). 

         D’autre part, nous ajouterons que, si les articles de Michel Vâlsan sur l’initiation chrétienne parus dans les Études Traditionnelles (1965-1969) devaient être repris en recueil posthume, il faudrait y ajouter, d’une part son texte sur l’initiation d’après saint Syméon, qui s’étend sur une trentaine de pages dactylographiées ; les « remarques » de Cuttat (sur plus de vingt pages) ; ses « réponses » à ces remarques (sur près de vingt-cinq pages). D’autre part, il faudrait aussi prendre en compte les échanges épistolaires sur ces questions entre Guénon, Schuon, Vâlsan, et d’autres correspondants (Cuttat, l’abbé Jean Châtillon, etc.). Enfin, d’autres documents mériteraient d’être publiés dans ce recueil, toujours sur l’initiation chrétienne et les questions précitées, à savoir ceux que Vâlsan a écrits à partir des Pères grecs alexandrins et des représentants de la spiritualité rhénane, en reprenant aussi les remarques faites alors par René Guénon. En ajoutant ainsi aux articles de Michel Vâlsan publiés sur l’initiation chrétienne les textes que nous venons de mentionner, les lecteurs disposeraient enfin sur ce sujet d’un ensemble doctrinal d’une orthodoxie traditionnelle inégalée.

34. Il faut corriger le fautif : « L’erreur du psychologisme ».

 

35. Études Traditionnelles, juin 1937. 

 

36. Le passage concernant le « chamanisme » se trouve pp. 228-230 dans l’article, et pp. 191-194 dans la nouvelle édition.

37. Celle de Casanowicz, citée dans en note de la page 192 ; un tiré à part de 20 pages fut édité en 1925.

 

38. Études Traditionnelles, 1947, p. 44.

 

39. Le compte rendu du livre de Seabrook, Aventures en Arabie, parut dans Le Voile d’Isis, janv. 1935. On notera que la question du Shamanisme intéressait Guénon depuis au moins 1924 ; il écrivit à Reghini le 29 novembre : « Je ne connais pas le livre de Slowatsky sur les Shamans ; quel en est donc le titre exact ? »

 

40. Études Traditionnelles, juil.-août ; l’article d’Eliade avait été publié dans la Revue de l’Histoire des Religions, n° de janv.-juin 1946 (pp. 5-52).

 

41. Cf. leur recension dans les lettres de Guénon datées du 29 décembre 1943 (« vos trois livres “Spiritual Authority and Temporal Power”, “Hinduism and Buddhism” et “Why exhibit works of art ?”, et enfin un article d’“Isis”, pour lequel je tiens tout à vous exprimer tout particulièrement mes remerciements, car cette présentation de mes livres me paraît vraiment excellente » ; trad. fr. in Études Traditionnelles, 1951, pp. 197-208), et du 24 mars 1945 pour les quatorze autres articles.

 

42. Il a publié, entre le 2 février 1934 et le 15 février 1940, 25 articles, dont 16 signés « René Guénon » et 9 signés « Ignitus ». M. Alessandro Grossato pense qu’il est « Inutile de rappeler que, sur cet aspect de l’activité de Guénon (…), la plus grande partie de ceux qu’on appelle “guénoniens” a couvert d’un voile hypocrite de silence » (« René Guénon e la revisione delle bozze di Rivolta », “Appendice” à Julius Evola, Rivolta contro il mondo moderno, Rome, Mediterranee, 4e éd., 1998, p. 413, n. 1). Une étude particulière devrait effectivement être rédigée sur cette collaboration de Guénon à ce quotidien, qui ne peut être gênante ou choquante que pour ceux qui sont animés par bien des préjugés et méconnaissent certains aspects de l’enseignement exposé par Guénon ; il est évident qu’il ne faudrait sûrement pas adopter la mentalité de M. Grossato pour l’écrire. Ce professeur d’université est manifestement un “homme de culture”, comme doit les apprécier M. Laurant qui lui a offert plusieurs fois les pages de Politica Hermetica. Ses connaissances dans le domaine de la “culture” ne lui ont cependant pas évité de confondre, dans ses notes de Psychologie (2001), dans le chapitre intitulé : « Notions de psycho-physique » qui plus est, le sociologue allemand Max Weber avec le psychophysicien allemand Ernst Heinrich Weber (p. 109, n. 36), puis, dans le chapitre sur « La liberté », le philosophe anglais Ferdinand Schiller avec l’écrivain allemand ami de Goethe, Johann Christoph Friedrich Schiller (p. 243, n. 74)...

 

43. « Tradizione e tradizionalismo », 17 novembre 1936 (ÉT, oct. 1936) ; cf. ch. 31 du Règne. L’article précité : « À propos d’“animisme” et de “chamanisme” » est devenu : « Esplorazioni sull’altra sponda », 31 mars 1939.

 

44. « Dove si riduce la “religione” di un filosofo », 1er juin 1934 (VI, janv. 1934) ; cf. ch. 33 du Règne.

 

45. « Sulla perversione “psicanalitica” », 19 décembre 1939 (ÉT, janv. et fév. 1938) ; cf. ch. 34 du Règne.

46. Le Voile d’Isis, oct. 1933, pp. 401-402 pour ces citations.

47. Le Règne de la Quantité et les Signes des Temps, ch. 34 pour ces dernières citations.

48. Dans la lettre précitée au Dr Favre en date du 7 septembre 1938.

49. « Sur l’engagement du traitement », repris dans les Œuvres complètes, Tome XII, Paris, 2005.

50. Lettre en date du 2 mars 1938.

51. Dans les Études Traditionnelles, nov. 1937.

52. Lettre de René Guénon à René Humery, en date du 10 mars 1938.

53. Lettre de René Guénon à René Humery, en date du 28 mars 1938.

54. Guénon n’appartenait manifestement pas à ces soi-disant “intellectuels” ; il avouait qu’il n’était « pas obligé de connaître les œuvres de tous les personnages que » Vasile Lovinescu lui énuméra dans une lettre, « et encore moins la peinture, la musique, etc. » Il poursuivait : « je n’éprouve pas le moindre embarras à avouer que, par exemple, J. S. Bach n’est pour moi qu’un nom qui ne représente rien. Vous devez bien savoir, d’ailleurs, ce que je pense de tout ce qui n’a qu’une valeur de simple érudition… » (Lettre du 16 décembre 1934).   

55. Dans Le Règne : p. 39, n. 2 : « Sagesse, XI, 20 » ; p. 40, n. 1 : « Rig-Vêda (VIII, 25, 18) » ; p. 237, n. 1 : « Virgile, Énéide, VII, 312 », etc.

56. Scripta moralia, livre VIII, quest. 2, 1 : « En quel sens Platon a dit : “Dieu géométrise toujours” », éd. Dübner, vol. IV, tome 2, p. 875, Paris, 1856.

57. « Ἀγεωμέτρητος μηδεὶς εἰσίτω ».

58. Né vers 428, il décéda vers 348.

59. Texte cité et traduit par H.-D. Saffrey, « Ἀγεωμέτρητος μηδεὶς εἰσίτω. Une inscription légendaire », Revue des Études Grecques, janv.-juin 1968, tome 81, pp. 72-74.

60. Eliae in Porphyrii Isagogen et Aristotelis categorias commentaria, éd. Busse, p. 118, Berlin, 1900.

61. Olympiodori Prolegomena et In Categorias commentarium, éd. Busse, p. 9, Berlin, 1902.

62. Août 1677 ; repris dans l’édition Gerhardt, Philosophische Schriften, vol. VII, p. 191. Cette citation latine est un ajout par rapport à l’article paru dans les Études Traditionnelles de juin 1939, dans lequel Guénon ne donnait que la traduction (p. 220). On remarquera incidemment que celui-ci commence cette citation par « dum », là où Gerhardt retient « cum ». Il pourrait s’agir d’une faute non corrigée, d’autant moins grave que la signification de ces deux conjonctions est semblable, et que la traduction reste donc inchangée.

63. Pp. 25 et 30, et La Crise du Monde moderne, ch. 6, p. 91, n. 1. 

64. Somme théologique, III, quest. 90, art. 2. Cf. aussi : « quantitas se tenet ex parte materiæ, et qualitas ex parte formæ » (Scriptum super Sententiis, IV, dist. XII, quest. 1, art. 2). Dans le même sens, chez Gilles de Rome : « quantitas magis se tenet ex parte materiæ, qualitas autem magis ex parte formæ » (Theoremata de corpore Christi, prop. 39). 

65. La Gnose, janv. 1912, p. 10.

66. L’Homme et son devenir selon le Vêdânta, éd. or., ch. 25.

67. Ibid., p. 246, n. 1.

68. Le Règne, ch. 11.

69. Ouvrages inédits d’Abélard publiés par Victor Cousin, « Introduction », pp. 178-179, Paris, 1836. On remarquera que ce philosophe retient l’écriture « Leibnitz ». Dans son Cours de l’histoire de la philosophie moderne (2e série, tome II, Paris, 1847), il parle du « leibnitzianisme » (pp. 330 et 332), et utilise l’adjectif « leibnitzien » (p. 347).

70. Selon Palingé­nius, sa doctrine était « fort peu intéressante sans doute, et de nulle valeur au point de vue métaphysique, mais […] du moins ne se donnait que pour un système philosophique comme les autres ; tout superficiel, [l’éclectisme] dut précisément son succès à ce manque même de profondeur, qui le rendait surtout fort commode pour l’enseignement universitaire » (La Gnose, « Les Néo-spiritualistes », août 1911, pp. 223-224).

71. Paul Janet la cite ainsi : « tous les systèmes sont vrais dans ce qu’ils affirment et faux dans ce qu’ils nient » dans « Les Origines de la philosophie d’Auguste Comte – Comte et Saint-Simon », Revue des Deux Mondes, tome 82, 1887, p. 599.

72. Philosophischen Schriften, III, p. 607, Berlin, 1887.

73. « Pensée métaphysique et pensée philosophique ».

74. « Merci aussi pour les indications que vous me donnez au sujet du texte et de sa traduction en prose ; mais il me sera difficile de trouver cela, car je ne vais jamais dans aucune bibliothèque » (lettre à Guido De Giorgio en date du 31 décembre 1927). Une fois installé au Caire, il regrette que son « éloignement de toute bibliothèque ne [lui] permet pas d’en prendre connaissance » (il s’agissait d’un livre de Carl Hentze ; lettre à Coomaraswamy, du 12 juillet 1936). C’est par l’intermédiaire d’Adrian Paterson qu’il pouvait se procurer certains livres « à la bibliothèque de l’Université » du Caire (lettre au même, du 9 février 1940).  

75. Guénon écrit à Luc Benoist, au sujet des textes signés Palingénius, Le Sphinx, etc. : « Chaque fois que je me suis servi ainsi d’autres signatures, il y a eu des raisons spéciales, et cela ne doit pas être attribué à R. G., ces signatures n’étant pas simplement des “pseudonymes” à la manière “littéraire”, mais représentant, si l’on peut dire, des “entités” réellement distinctes » (Lettre du 17 juin 1934). S’il faut veiller scrupuleusement à ce qu’il en soit ainsi, on doit aussi tenir compte du fait que certains textes de telle “entité” ont été cependant attribués à Guénon par Guénon lui-même. Ainsi, les articles signés Al-Ustâdh, “Le Maître-Enseignant”, ou Al-Ustâdh al-kabîr, “Le grand Maître-Enseignant” ‘Abd al-Wâhid Yahyâ publiés dans El-Ma‘rifah, au Caire, en 1931, ayant été écrits directement en arabe, ont connu plusieurs traductions françaises approuvées par René Guénon : à la fin de chacune d’elles, c’est son nom de naissance qui apparaît. Ainsi, quelques rares textes de telle ou telle “entité” pourront être finalement attribués à Guénon, puisqu’il avait décidé qu’il en serait ainsi ; mais, en dehors de ces cas exceptionnels, et sans son accord écrit exprès, on devra conserver les distinctions faites par lui.

76. Cette revue a été fondée en 1887 sous le titre de : La France chrétienne. 

77. Présentation écrite par Le Sphinx dans le numéro 17 du 23 avril 1914.

78. Cf. leurs publications par Antoine Faivre, Les Conférences des Élus Cohens de Lyon, (1774-1776). Aux sources du Rite Écossais Rectifié, Éditions du Baucens, 1975 ; par Robert Amadou, Les Leçons de Lyon aux Élus Coëns, Dervy, 1991. Sous le titre : « Instructions » pour les Élus Cohens, ayant Willermoz comme auteur, elles sont en ligne sur l’Internet.

79. Tome I, pp. 240-245, éd. bilingue français-italien, Pardes, collection “L’Anello d’Oro”, Barcelona, 2015. Cette édition a été faite sur la version que nous avons établie à partir d’une copie du manuscrit autographe.

80. Repris dans Le règne de la quantité et le signe (sic !) des temps (1945), chap. XXI, Caïn et Abel, Le voile d’Isis, janvier 1932. [Cette note, et la suivante, sont de M. Laurant.] 

81. Sheht (re-sic !), dans Le voile d’Isis, octobre 1931, repris dans Symboles fondamentaux de la science sacrée, p. 157. [On rectifiera dans ces deux notes : « Le Voile d’Isis », et dans celle-ci : « de la Science sacrée ».]

82. « Note de la Rédaction » des Études Traditionnelles, sept.-oct. 1971, qui fait suite au compte rendu de Luc Benoist concernant l’article de J.-P. Laurant.

83. L’Age d’Homme, Lausanne, 1975.

84. René Guénon. Les enjeux d’une lecture, Dervy, Paris.

85. « Le ton “inspiré” de ces séances a frappé le transcripteur » (J.-P. Laurant, art. cit., p. 50, n. 2).

86. Le premier degré, auxquels appartenaient les membres de l’Ordre du Temple Rénové, était celui des Chevaliers du Temple. « Les 46 conférences destinées aux membres de ce premier degré sont réparties en quatre séries de 12, 10, et deux fois 12 conférences. Elles eurent lieu entre le 6 mars 1908 et le 18 mars 1910 » (« Une source méconnue de “L’Archéomètre” publié dans La Gnose », La Règle d’Abraham, n° 27, p. 53, 2000).

     Le second degré était celui des Princes de la Nouvelle Jérusalem. « Les 12 conférences destinées aux membres de ce second degré eurent lieu le vendredi, de façon espacée, entre le 29 janvier 1909 et le 27 mai 1910. Cette dernière date scelle d’ailleurs le cycle de toutes les conférences faites par Guénon dans le cadre de l’Ordre du Temple Rénové » (Ibid.).

    Enfin, le troisième degré était celui des Rose-Croix Égyptiens. « Les 6 conférences destinées aux membres de ce troisième degré eurent lieu aussi le vendredi, le 23 octobre 1908, le 5 mars 1909, et entre le 8 avril et le 20 mai 1910 » (Ibid.).

87. Sur la « loi de la polarité », cf. infra.

88. La Langue hébraïque restituée, 2nde partie, « Cosmogonie », p. 40, note du ch. I, verset 9, Paris, 1816. Fabre d’Olivet avait précédemment écrit, à propos du “souffle” : « C’est figurément, un mouvement vers l’expansion, vers la dilatation. C’est, dans un sens hiéroglyphique, la force opposée à celle des ténèbres. Que si le mot חשךּ [obscurité] caractérise une puissance compressive, une compression, le mot רוּח [esprit] caractérisera une puissance expansive, une expansion. On trouvera dans l’un et dans l’autre, ce système éternel des deux forces opposées, que les sages et les savans de tous les siècles, depuis Parménide et Pythagore, jusqu’à Descartes et Newton, ont vues dans la Nature, et signalées par des noms différens » (p. 31, note du ch. I, verset 2).

[89. Fabre d’Olivet explique le nom Habel à partir de la racine « בל, qui, se trouvant composée du signe de l’action intérieure ב, jointe à celui du mouvement expansif ל, exprime toutes les idées d’expansion, de dilatation ». Il poursuit : « si nous avons conçu que la force compressive pouvait être caractérisée par la racine קן, nous concevons maintenant que la force expansive a pu l’être par la racine בל. […] Mais il ne faut pas croire que cette force et cette puissance que le nom de Kaïn caractérise, aient été prises toujours en bonne part. Bien loin de là : la plupart des peuples n’y ont attaché que l’idée d’une aveugle fatalité, et Kaïn n’a été pour eux que le génie du Mal », Habel ayant « été le génie du Bien ». Toutefois, compte tenu des « contrastes singuliers qui existent dans la langue des hébreux et des chaldéens, […] les qualités exprimées dans le nom de Kaïn deviennent bonnes ou mauvaises, suivant la manière de les envisager » (op. cit., à propos de l’expression : « l’existence d’Habel », pp. 124-125, note du ch. IV, verset 2). L’idée de “compression” est présente dans la racine קן et le nom קין (cf. Ibid., 1re partie, « Racines hébraïques », p. 116, Paris, 1815).

      En 1823, Fabre apporte de nouvelles précisions : « Caïn et Abel sont les deux forces primordiales de la nature élémentaire. [...] Caïn peut être conçu comme l’action de la force compressive, et Abel comme celle de la force expansive. Ces deux actions, selon la forme desquelles tout existe dans la nature, issues de la même source, sont ennemies dès le moment de leur naissance. Elles agissent incessamment l’une sur l’autre, et cherchent à se dominer réciproquement, et à se réduire à leur propre nature. L’action compressive, plus énergique que l’action expansive, la surmonte toujours dans l’origine ; et l’accablant pour ainsi dire, compacte la substance universelle sur laquelle elle agit, et donne l’existence aux formes matérielles qui n’étaient pas auparavant » (« Lettre à Lord Byron », qui précède Caïn, mystère dramatique en trois actes, de Lord Byron, traduit en vers français, et réfuté dans une suite de remarques philosophiques et critiques, p. 31).]

90. Pour cette citation, cf. Ibid., 2nde partie, pp. 131-132, note du ch. IV, verset 8. Guénon a supprimé deux formules de transition, pour ne conserver que les données traditionnelles, et a légèrement modifié la transcription de certains noms.

91. « Les Dualités cosmiques », Études Traditionnelles, n° 431, mai-juin 1972, p. 99. Cet article, écrit en 1921 pour La Revue de Philosophie, resta inédit jusqu’à sa publication dans la revue précitée.

92. Études Traditionnelles, n° 430, mars-avril 1972, pp. 51-52.

93. « Remarques sur la notation mathématique », La Gnose, mai 1910, p. 141.

94. Les Principes du Calcul infinitésimal, ch. XVII, qui reprend, à deux variantes de détail, Guénon, « Remarques sur la notation mathématique », Études Traditionnelles, mars 1937, p. 119.

95. Les Principes du Calcul infinitésimal, ch. XVII.

96. La Grande Triade, ch. VI.

[97. Genèse, ch. IV, verset 25.]

[98. Pour cette citation, cf. op. cit., 2de partie, « Cosmogonie », pp. 146-147, note du ch. IV, verset 25.]

99. Dans ses notes du ch. V, verset 32, Fabre d’Olivet écrit qu’« Il est sans doute très-difficile de savoir ce que Moyse a caché sous les noms symboliques de Kaïn, Habel et Sheth ». Ces derniers sont « les trois principes constituans de l’être appelé Adam [= l’Homme universel], c’est-à-dire la tryade développée, ou décomposée, de cette unité collective » (Ibid., p. 172). Sur ces trois noms, cf. aussi Palingénius, « Les conditions de l’existence corporelle », La Gnose, janv. 1912, p. 14, n. 1.

100. Ce n’est certes pas dans cette conférence, ni dans d’autres que l’on peut constater les soi-disant « influences très fortes de Saint-Yves d’Alveydre et de Matgioi » qui auraient été repérées par M. Laurant dans son article.

101. Cette expression est mentionnée dans « Les dualités cosmiques », Études Traditionnelles, n° 431, mai-juin 1972, p. 99.

102. La Crise du Monde moderne, dernière phrase de l’« Avant-propos ».

103. Les Principes du Calcul infinitésimal, « Avant-propos ». « L’absurde, au sens logique et mathématique, est ce qui implique contradiction ; il se confond donc avec l’impossible » (Les États multiples de l’être, ch. Ier, n. 4).

104. « La jonction des extrêmes », Études Traditionnelles, mai 1946, p. 203.

105. « Quelques remarques sur la doctrine des cycles cosmiques », Études Traditionnelles, oct. 1938, p. 351

106. Le Règne de la Quantité et les Signes des Temps, « Avant-propos ».

107. Ibid., ch. VII.

108. Ibid., « Avant-propos ».

109. Introduction générale à l’étude des doctrines hindoues, « La loi de Manu ». 

110. La Crise du Monde moderne, « Avant-propos ». Cette phrase est reprise, légèrement modifiée, dans le dernier paragraphe de ce même livre ; cf. aussi la fin d’Orient et Occident.

111. « Les Dualités cosmiques », Études Traditionnelles, n° 430, mars-avril 1972, p. 59.

112. Le Règne de la Quantité et les Signes des Temps, « Caïn et Abel ».

113. Pour cette citation et les suivantes, cf. « Quelques remarques sur la doctrine des cycles cosmiques ».

114. Cette expression est empruntée à Guénon ; quand il l’a utilisée, c’est parce qu’une « absurdité caractérisée » venait de lui permettre d’être fixé sur l’absence de valeur initiatique de la méthode divinatoire des « Polaires » (cf. Le Voile d’Isis, fév. 1931, p. 125), « qui n’est qu’une vulgaire contrefaçon » (Lettre de René Guénon à René Humery, en date du 18 avril 1931).

115. Lettre de René Guénon en date du 22 juin 1945.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Frithjof Schuon

(1907-1998)

Chamane inuit

(cf. Bernard Saladin d’Anglure, « Ijiqqat : voyage au pays de l’invisible inuit », Études Inuit, n° 1, 1983)

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