NOTES

Cliquez sur le numéro de la note pour revenir à l'endroit du texte

 

1. Cf. Frits Staal, Advaita and Neoplatonism, Madras, 1961.

 

2. Cet ouvrage fut traduit en français en 1785. Lessing qui après sa mort sera taxé d’hérétique et de spinoziste aura esquissé durant sa vie une interprétation positive de l’hérésie qui éclaire aussi sa relation à la Haskala, c’est-à-dire à l’ouverture du monde juif traditionnel aux courants philosophiques contemporains, ouverture qui a conduit à l’« assimilation » des Juifs et à leur abandon de la tradition hébraïque. (Cf. Michel Espagne, « Lessing et les hérétiques », Revue germanique internationale, « Haskala et Aufklärung », n° 9, 2009). Il est inutile de préciser que la Haskala fut quelque chose de tout à fait anti-traditionnel. Lessing fut membre de la Maçonnerie allemande, et Guénon a signalé que certaines branches de la haute Maçonnerie allemande s’occupèrent particulièrement de magie et d’évocations, et que des pratiques de ce genre, si elles avaient été vulgarisées, auraient pu déterminer un mouvement tel que le spiritisme, dans lequel se développa l’idée de la réincarnation, par suite des idées fausses que le grand public se serait faites inévitablement à leur sujet. À cet égard, on notera qu’en 1790, un petit cercle néo-spiritualiste à Copenhague dirigé par le beau-frère du roi du Danemark Christian VII, le prince allemand Charles de Hesse-Cassel, avait des idées réincarnationnistes. L’épouse du ministre danois des Affaires étrangères, Auguste von Bernstorff, qui était l’un des cinq membres de ce groupe, y a été proclamée réincarnation de Marie-Madeleine... 

           Le lien entre Lessing, Hesse-Cassel et la réincarnation est peut-être L’Ordre des frères et chevaliers de Saint-Jean l’évangéliste d’Asie en Europe, Charles de Hesse-Cassel en fut le Grand Maître. On a dit de cette obédience maçonnique allemande qu’elle était un précurseur de l’émancipation des Juifs dans l’Allemagne maçonnique en étant la première obédience à les accueillir en son sein. C’est Franz Thomas von Schönfeld, alias Junius Frey, alias Moses Dobruška, petit cousin de Jacob Frank, le Sabbatéen bien connu, qui contribua le plus à donner à ce système maçonnique son contenu pseudo-kabbalistique (Sur le Sabbatéisme, cf. Cahiers de l’Unité, pp. 27-33, n° 17, 2020). On peut ainsi se poser la question de savoir si ce ne serait pas finalement la doctrine mal comprise du Gilgul ha-Neshamot, la « Révolution des âmes », qui serait aussi à l’origine de l’idée de réincarnation en Allemagne. En réalité, la « Révolution des âmes », comme l’« embryonnat », disait Guénon, « n’ont qu’une portée assez restreinte, car elles font intervenir des conditions qui, si étrange que cela puisse sembler, sont tout à fait spéciales au peuple d’Israël. » (Cf. Gershom Scholem, Du Frankisme au Jacobinisme : La vie de Moses Dobruška, alias Franz Thomas von Schönfeld, alias Junius Frey, Gallimard-Le Seuil, Paris, 1981 ; Wilhelm Schmidt, Franc-Maçonnerie Hermétique et Kabbalistique au XVIIIe Siècle : les Frères et Chevaliers de Saint Jean l’Évangéliste d’Asie en Europe, Brestot, 2017)

3. Cf. Helmut Zander, Geschichte der Seelenwanderung in Europa, Darmstadt, 1999. Cet ouvrage de 870 pages étudie l’idée de réincarnation en tant qu’elle a été, abusivement, assimilée à la palingénésie, à la métempsychose, à la Revolutio chez saint Augustin, au Gilgul dans la Kabbale juive, et à la transmigration. Sa partie principale est toutefois consacrée à l’apparition de cette idée en Allemagne.

4. Patrick Shade, « Does Kant’s Ethics Imply Reincarnation? », The Southern Journal of Philosophy, t. 33, n° 3, 1995. 

5. Cf. La Théorie des quatre mouvements, éditée pour la première fois en 1808 et remaniée jusqu’à l’édition définitive en 1841. Fourier y déclare ses objectifs pour un gouvernement et une économie mondiale régis par l’Attraction Passionnée, seule possibilité pour transformer la société.    

6. Guénon considérait que « la plupart des révolutionnaires de cette époque étaient des “mystiques” dans le plus mauvais sens du mot, et l’on sait à quelles extravagances donnèrent lieu parmi eux les théories fouriéristes, saint-simoniennes, et autres de ce genre. » (Le Théosophisme, ch. XI) Sur le pseudo-mysticisme de Pierre Leroux et son intérêt pour l’Hindouisme et le Bouddhisme à partir desquels il élabora sans doute son idée de la réincarnation, cf. Jean-Jacques Goblot, Pierre Leroux et ses premiers écrits (1824-1830), ch. III, Lyon 1977.

7. Le Théosophisme, histoire d’une pseudo-religion, ch. XI, Paris, 1921, deuxième édition augmentée, 1928.

8. Cf. Politica Hermetica, « Les postérités de la théosophie : du théosophisme au New Age », n° 9, 1993. Dans ce numéro, l’article de M. Antoine Faivre est quelque peu inapproprié. Sachant qu’il n’y a pas grand rapport entre la théosophie allemande et le théosophisme de H. Blavatsky, il ne peut engendrer que des confusions.

9. Le Théosophisme, histoire d’une pseudo-religion, ch. XI. On peut trouver un exposé d’ensemble des idées théosophistes sur cette question dans La Réincarnation, une espérance pour le monde, par Irving S. Cooper (Paris, 1920).

10. Allan Kardec n’a pas hésité à l’appeler de ce nom (cf. Le Livre des Esprits). Les visiteurs du cimetière du Père Lachaise à Paris (du nom du confesseur de Louis XIV) pourront d’ailleurs encore y lire sa devise sur sa sépulture, toujours fleurie : « Naître, mourir, renaître encore et progresser sans cesse, telle est la loi. » Guénon remarquait ainsi : « on voit des gens qui l’acceptent [l’idée de la réincarnation] sans être rattachés de près ou de loin à aucune de ces écoles, et qui ne se doutent pas qu’ils subissent en cela l’influence de certains courants mentaux dont ils ignorent à peu près tout, dont peut-être ils connaissent à peine l’existence. » (L’Erreur spirite, ch. IV)  

11. S’exprimant lors d’un séminaire national sur la « décolonisation de l’enseignement de l’anglais » en 2001, le professeur Kapil Kapoor disait : « Je me souviens d’Ananda Coomaraswamy qui utilise l’expression “Indiens instruits” (educated Indians) et donne ensuite une note de bas de page : “C’est ainsi que les victimes de l’éducation [anglaise] en Inde sont décrites”. L’un des effets de cette instruction ordinaire est de marginaliser l’apprentissage [familial hindou] hérité qui, bien que très restreint, est encore bien vivant. Nous connaissons tous, par les lettres de Macaulay à sa sœur (1813), l’histoire de la véritable raison de l’éducation anglaise qui était de produire des gens qui pourraient apparaître semblables à des Indiens, mais qui devraient être Anglais dans leur esprit et leurs habitudes mentales. Mais cette éducation ordinaire [à l’anglaise] a certainement eu l’effet très clair de nous déraciner dans le sens où il y a une totale disjonction dans notre tradition de pensée. Cela insuffle en nous une sorte d’esprit d’auto-dénigrement (hinabhavna). En plus d’ignorer qu’il existe quelque chose comme la pensée hindoue, il y a une opinion présumée sur cette pensée (“purana hogaya hai” – elle a été remplacée par de nouvelles structures de connaissances, etc.). Cet auto-dénigrement engendre alors une perte de respect de soi (absence de swabhimana) et nous devenons des récepteurs et des applicateurs non critiques de ces idées. (Cf. « Keynote address delivered on February 18, 2001 at the National Seminar on Decolonizing English Education », Department of English, North Gujarat University) 

         Le macaulayisme apparaît ainsi comme un mécanisme de contrôle néocolonial britannique en Inde. Bien que la Grande-Bretagne ait depuis longtemps cessé de jouer un rôle important dans l’économie indienne, les conglomérats multinationaux d’origine indienne qui sont basés à Londres ou au Luxembourg dont les dirigeants ont été élevés dans le système éducatif britannique, comme Arcelor Mittal et le groupe Tata, possèdent désormais de nombreuses entreprises indiennes et dirigent des institutions éducatives.  

12. Cf. A. Bharati, « The Hindu Renaissance and Its Apologetic Patterns », Journal of Asian Studies, n° 29, 1970 ; D. Pandey, The Arya Samaj and Indian Nationalism, 1875–1920, New Delhi, 1973 ; K.W. Jones, Arya Dharm: Hindu Consciousness in Nineteenth-century Punjab, Berkeley, 1976 ; Socio-Religious Reform Movements in British India, Cambridge, 1989. Nicholas Owen, The British Left and India: Metropolitan Anti-Imperialism 1885-1947, Oxford, 2007.

13. Cf. R. Guénon, « Les influences modernistes dans l’Inde » (1913. Le titre original a été changé lors de la réédition de ces textes dans les Études Traditionnelles, en octobre-novembre et décembre 1952). Guénon citait alors Léon de Milloué (1842-1920), conservateur du musée Guimet : « Il est certain que le contact des Européens, l’expérience de leurs institutions, l’infiltration, si superficielle qu’elle ait pu être, de leurs idées dans les hautes classes en rapports fréquents avec eux, l’ambition de s’élever à leur niveau, surtout la fondation d’écoles, de collèges et d’universités où de jeunes Hindous reçurent l’instruction de maîtres européens, ont été pour beaucoup dans l’extension de ce mouvement de réforme, que le gouvernement [britannique] de l’Inde a du reste encouragé de tout son pouvoir. » Voir aussi, Priya Soman, « Raja Ram Mohan Roy and the abolition of sati system in India », International Journal of Humanities, Art and Social Studies, vol. 1, n° 2, 2011. 

14. Sachant que les réformateurs dénonçaient le prétendu asservissement des Indiens à leurs autorités spirituelles traditionnelles, la comparaison était judicieuse. Mme Catherine Clémentin-Ojha l’a relevé lors d’un compte rendu : « La dénonciation du pouvoir des autorités religieuses et la quête d’autonomie individuelle ont été entièrement refaçonnées par le fait colonial dans une intense circulation d’idées entre la Grande-Bretagne protestante et l’Inde hindoue [...] La rhétorique anti-priestcraft qui en relevait se construisait sur l’opposition de deux figures religieuses de l’histoire européenne : tandis que le pape était par excellence celle du despote spirituel, Luther symbolisait l’autonomie spirituelle. L’implication de telles constructions en Inde sautait aux yeux : vaste conspiration brahmanique, l’hindouisme était comparable à l’Église catholique dans sa capacité à étouffer toute liberté. Il avait un besoin urgent de réforme et, partant, d’un Luther. Très présente chez les missionnaires et administrateurs coloniaux œuvrant en Inde, cette rhétorique ne fut toutefois pas leur propriété exclusive. Elle fut rapidement adoptée et retravaillée par des penseurs hindous soucieux de démontrer que l’“esprit de réforme” avait soufflé de longue date sur l’Inde. » (Cf. « J. Barton Scott, Spiritual Despots. Modern Hinduism & the Genealogies of Modern Self-rule », Archives de sciences sociales des religions, n° 180, 2017)

15. Le Théosophisme, ch. XV et XVI.

16. Ibid., ch. XXIX.

17. Ibid.

18. Cf. Mark Bevir, Theosophy and the Origins of the Indian National Congress, Berkeley, 2003.

 
 
 
 
 
 

Prince Charles de Hesse-Cassel

Pierre Leroux

Linteau de la sépulture d’Allan Kardec

Forme d’un corps astral selon les spirites. L’âme sensitive du défunt vivant sur le plan voisin. D’après un gabarit d’argile établi par MM. Matia et Zaalberg van Zleist (H. Baraduc, L’Âme humaine, ses mouvements, ses lumières et l’iconographie de l’invisible fluidique, Paris, 1911)

Poster indien de propagande populaire à des fins « éducatives ».
On remarquera le portrait d’Annie Besant dans la dernière case de la première série.

Radha Burnier (1923-2013), née à Adyar dans une famille de théosophistes, fut la présidente internationale de la Société Théosophique pendant 33 ans. En 1951, elle épousa Raymond Burnier, l’ancien compagnon d’Alain Daniélou. Elle mit la fortune de son mari au service de la Société Théosophique.

Annie Besant en 1927

Muhammad Ali Jinnah (1876-1948), qui allait devenir le fondateur du Pakistan, et Annie Besant en 1913.

19. Le Théosophisme, ch. XXIX. « Une nouvelle preuve du rôle politique de Mme Besant est son attitude hostile à l’égard du mouvement anti-anglais de Gandhi ; nous avons vu plus haut qu’elle déclara l’adhésion à ce mouvement incompatible avec la qualité de membre de l’E.S. ou “section ésotérique” (Le Théosophisme, ch. XXI, note additionnelle E) ; et voici ce qu’elle a écrit elle-même à ce sujet : “Quand le premier signe de l’esprit de révolution se montra dans la petite tentative de désobéissance civile (sic) conduite par M. Gandhi en 1919, je m’élevai contre cet esprit, y voyant le destructeur de la vraie liberté, l’ennemi du progrès politique, de l’idéal pour lequel j’avais lutté aux Indes durant vingt-six ans” (The Theosophist, mars 1922 ; traduction parue dans le Bulletin Théosophique, avril 1922). En d’autres termes, il ne peut y avoir pour l’Inde de “progrès politique” et de “vraie liberté” que sous la domination britannique ; n’est-ce pas pousser le cynisme un peu loin ? À l’époque du ministère Ramsay Macdonald, Mme Besant élabora un projet de constitution pour l’Inde et le remit au gouvernement ; ce projet, qui procédait du même esprit que l’institution du “Congrès National Hindou” semble n’avoir pas eu de suite, du moins jusqu’ici ; mais ce fait revêt une signification toute particulière lorsqu’on sait que les véritables Hindous comptent précisément M. Ramsay Macdonald au nombre des “ennemis brutaux et grossiers de l’Inde”. » (Le Théosophisme, ch. XXIX)

20. Ibid.

21. Voici comment Gandhi a découvert les Écritures sacrées de l’Hindouisme : « Vers la fin de ma deuxième année en Angleterre, je suis tombé sur deux théosophistes, frères et tous deux célibataires [Bertram et Archibald Keightley]. Ils m’ont parlé de la [BhagavadGîta. Ils lisaient la traduction de Sir Edwin Arnold - The Song Celestial – et ils m’ont invité à lire l’original avec eux. J’avais honte, car je n’avais lu le poème divin ni en sanscrit ni en gujarati. J’étais contraint de leur dire que je n’avais pas lu la Gîta, mais que je la lirais volontiers avec eux, et que bien que ma connaissance du sanscrit fût mince, j’espérais quand même pouvoir comprendre l’original [...]. » Quelques lignes plus loin, Gandhi rapporte qu’il a visité une loge théosophiste à Londres, et a été personnellement présenté à H. Blavatsky et Annie Besant en 1889, dont il indique avoir lu le livre How I became a Theosophist. Il écrit également : « Je me souviens avoir lu, à la demande des frères, La Clé de la Théosophie de Madame Blavatsky. Ce livre a stimulé en moi le désir de lire des livres sur l’hindouisme et m’a désabusé de la notion nourrie par les missionnaires que l’hindouisme était en proie à la superstition. » Il précise encore : « Lors de mon premier séjour en Afrique du Sud, c’est l’influence chrétienne qui avait maintenu en moi le sens religieux. Maintenant, c’est l’influence théosophiste qui y ajoute de la force. M. Ritch était un théosophiste et m’a mis en contact avec la société de Johannesburg. Je ne suis jamais devenu membre, car j’avais mes différences, mais je suis entré en contact étroit avec presque tous les théosophistes. J’avais des discussions religieuses avec eux tous les jours. Il y avait des lectures de livres théosophistes, et parfois j’avais l’occasion de parler dans leurs réunions. » (M. K. Gandhi, An Autobiography – or The Story of My Experiments with Truth, Ahmedabad, 1940) À Johannesburg, Gandhi avait le portrait d’Annie Besant accroché dans son bureau à côté de ceux du Christ et de Tolstoï (K. Tidric, Gandhi: A Political and Spiritual Life, p. 63, Londres, 2006) Gandhi est l’auteur d’une centaine d’ouvrages. Dans le compte rendu de la traduction de Hind Swarâj (1909), parue en 2014, Mme Catherine Clémentin-Ojha rappelle que Gandhi était originaire du Gujarat comme Dayananda Sarasvati, et que « l’essai de Gandhi ressemble davantage au grand œuvre du fondateur de l’Ârya Samâj qu’à un catéchisme. » (« Gandhi, Hind Swaraj. L’émancipation à l’indienne », Archives de sciences sociales des religions, n° 176, 2016) Mme Clémentin-Ojha semble ignorer qu’en 1901, à Calcutta, Gandhi contacta les Brahma et Sadharan Samâj, les ailes libérales et radicales du mouvement de réforme hindou de Râm Mohan Roy.

 

22. Cf. Robert Deliège, Gandhi, Paris, 1999. C’est encore Rabindranath Tagore qui avait qualifié Gandhi de Mahâtmâ. (Cf. Krishna Dutta and Andrew Robinson, Rabindranath Tagore: An Anthology, p. 2, New York, 1998) Désignation tout à fait abusive, mais on a vu que Tagore n’était jamais en manque de superlatifs pour qualifier les réformateurs indiens. Il est vrai qu’il était le fils de Dêvendra Nâth Tagore, et le petit-fils de Dwârka Nâth Tagore, l’un des successeurs de Râm Mohun Roy à la tête du Brahma-Samâj. Guénon disait de Tagore « qu’une foule d’influences hétérodoxes se sont exercés sur lui. Lui non plus n’a rien d’une autorité doctrinale. » (Lettre du 12 octobre 1924)

23. Samuel Berther, Dictionnaire de l’Inde contemporaine (sous la direc. de F. Landy), Paris, 2015. Pour Nehru, la philosophie nationale de l’Inde était la modernisation. Elle impliquait sept objectifs nationaux : unité nationale, démocratie parlementaire, industrialisation, socialisme, caractère scientifique, sécularisation et non-alignement. Il était difficile d’avoir un programme plus anti-traditionnel. (Cf. Bhikhu Parekh,  « Nehru and the National Philosophy of India », Economic and Political Weekly, Vol. 26, n° 1/2, Jan. 5-12, 1991)

 

24. Son mari, Feroze Gandhy (c’était le nom de sa mère, le nom de son père était Khan, un nom moghol) était sans lien de parenté avec Gandhi, mais le nom aurait été changé en Gandhi pour créer une confusion favorable. Le mariage a été célébré selon les rites védiques en 1942, alors qu’un mariage interreligieux et inter-castes n’est pas valide selon les rites védiques. (Cf. M. O. Mathai, Reminiscences of the Nehru Age, New Dehli, 1978. Ce livre du secrétaire privé de Nehru entre 1946 et 1959, a connu cinq rééditions lors de l’année de sa parution avant d’être interdit en Inde par les partisans de Nehru.)

 

25. C’est M. Narendra Modi, l’actuel Premier ministre, qui remporta les élections.       

 

26. Cf. R. Guénon, « Salut et Délivrance », É. T., janvier-février 1950.

 

27. Le 15 juillet 1933, Guénon indiquait : « D’autre part, pour ce qui paraît prêter à une interprétation “réincarnationniste”, cela est certainement imputable aux traducteurs, dont l’incompréhension matérialise le sens de certaines expressions, en réalité toutes symboliques. »

28. Cf. Cahiers de l’Unité, n° 13, 2019.

29. Quand Mâ Ananda Mayî déclare à plusieurs reprises à des interlocuteurs qu’elle peut avoir des « images » de leurs vies antérieures, ce terme doit s’entendre de manière symbolique. Comme le faisait remarquer quelqu’un, si l’on tient compte du fait que c’est l’être qui détermine le milieu dans lequel il se manifeste et non l’inverse, et que les éléments psychiques font également partie du « milieu », on peut dire qu’en entrant dans l’état humain, l’être attire à lui divers éléments subtils qui correspondent à ses tendances latentes résultant des états qu’il a déjà traversé. De sorte que pour un maître capable de voir « à travers » les phénomènes, ces éléments psychiques qui se sont agrégés autour d’un être peuvent être le reflet en lui de ses états antérieurs. Ils représentent bien ses « vies passées », non au sens littéral, mais parce qu’ils en sont l’expression dans l’état humain.

30. L’Erreur spirite, ch. VI.

31. ...

 

 

 

La suite de cet article est exclusivement réservée à nos abonnés ou aux acheteurs du numéro 18 des Cahiers de l'Unité

 

Annie Besant et son ami, le sulfureux théosophiste prêtre anglican Charles Leadbeater

Gandhî à Adyar en 1915

« Nos amis seront intéressés par la photo de certains des invités à notre fête en l’honneur de M. et Mme Gandhi, aux Jardins Blavatsky du quartier général. La fête s’est déroulée sous le grand banian si familier à nos lecteurs, et la photo a été prise près du bungalow. Sir S. Subramanian est assis au centre, avec M. et Mme Gandhi à sa droite et à sa gauche. Pratiquement tous les principaux Indiens de Madras - hindous et musulmans - étaient présents, et nous avons passé deux heures très agréables. » 

(Annie Besant, « On the Watch-Tower », The Theosophist, juin 1915)

Jawaharlal Nehru, Svetoslav Rœrich, Indira Gandhi, Nicholas Rœrich et Mohammad Yunus Khan en 1942 à Kullu (Himachal Pradesh). Nicholas Rœrich, selon Guénon, était un agent de la « contre-initiation ». C’était aussi un agent d’influence soviétique.

 
 
 

NOS ÉDITIONS

Revues

Recueils

Livres