Kâlî

NOTES

Cliquez sur le numéro de la note pour revenir à l'endroit du texte

 
 
 

Charchikâ

Déesse de l’Incantation initiatique Népal © DR

[1. L’auteur fait ici allusion à la continuité traditionnelle, laquelle est à la fois « verticale » et « horizontale ». (NDT)]

 

2. À propos du Devîmâhâtmya, connu comme étant la source du mythe d’origine de la déesse Durgâ, T. Coburn écrit :

« Parmi les différentes caractéristiques du Devîmâhâtmya, une ressort particulièrement. La représentation de la réalité ultime dans l’univers est féminine, assimilée à Devî, la déesse. En outre, le Devîmâhâtmya apparaît comme étant le premier texte sanscrit à fournir une articulation complète – d’ailleurs quasi implacable – d’une telle vision. À partir de l’époque du Rigveda, différentes déesses ont bien sûr figuré dans les textes sanscrits de la tradition hindoue, mais jamais auparavant la réalité ultime elle-même n’avait été assimilée à une déesse. » (Thomas B. Coburn, « Devi the Great Goddess », in Devî: Goddesses of India, p. 32, Delhi, 1998)

                 

           Durgâ est devenue la représentation hindoue d’un grand nombre de déesses populaires locales à travers toute l’Inde et a servi pendant des siècles de forme publique à la secrète déesse lignagère kaula des Newars et des déesses kaula dans toute l’Inde. Durgâ, ou plus précisément, Mahishâsuramardinî, la tueuse du Démon Buffle, est indubitablement aussi un archétype principal dans ce sens.

 

3. Par exemple, dans un passage la déesse déclare :

aham shunyâsvarûpena parâ divyatanur hy aham ||

aham sâ mâlinîdevî aham sâ siddhayoginî |

aham sâ kâlikâ kâcit kulayâgeshvarî hy aham ||

aham sâ carcikâdevî kubjikâham ca shadvidhâ |

 

« Parce que ma nature est le Vide, je suis la déesse Suprême (Parâ) et mon corps est divin. Je suis cette déesse Mâlinî, je suis Siddhayoginî. Je suis cette certaine (insondable – kâcit – déesse) Kâlikâ. Je suis bien sûr la maîtresse de sacrifice du Kula (kulayâgeshvarî). Je suis la déesse Carcikâ, je suis Kubjikâ six fois courbée. »

(KuKh  [Kumârikâkhanda of the Manthânabhairavatantra] 3/70-71)

 

[Ce que l’on pourrait aussi traduire ainsi :

 

Je suis l’Essence de la forme du Vide, je suis la Déesse Suprême au Corps divin.

Je suis la Déesse de la Guirlande des Lettres (Mâlinî), je suis la Yoginî réalisée.

Je suis l’Insondable Déesse Noire (Kâlikâ), je suis la Déeese du Sacrifice du Kula.

Je suis la Déesse de l’Incantation initiatique (Charchikâ), je suis Kubjikâ six fois courbée. (NDT)]

 

4. mandalânte sthitâ nityam srishtisamhârakârikâ | (Ibid. 2/3 ab)

La suite de cet article est contenue dans l'édition imprimée

du numéro 8 des Cahiers de l'Unité

NOS ÉDITIONS

Revues

Recueils

Livres