NOTES

Cliquez sur le numéro de la note pour revenir à l'endroit du texte

 

1. Atharva Veda, I, I, 2 : « Reviens, Ô Seigneur de la Parole, avec l’esprit divin, instruis-moi, Ô Seigneur de la Bienveillance, en moi, oui en moi, que ta connaissance demeure ». Cf. Atharva Veda, I, I, 4, saṃ śrutena gamemahi, « Puissions-nous être familiers avec la connaissance [traditionnelle] », saṃ-gam correspond à anu-bhū en d’autres contextes. Voir aussi Aitareya Āraṇyaka, II, 2, 7, Āvir āvir ma edhi […] śrutaṃ mā prahāsiḥ, « Que tu me sois (Ātman, Brahman) révélé, que ta connaissance [traditionnelle] ne m’abandonne pas. » (Lecture de Keith).

         Saint Augustin, « Celui qui enseigne de l’intérieur du cœur, son trône est dans le ciel ». Cf. Bṛhadāraṇyaka Upaniṣad, III, 9, 23, « le support de la Vérité est dans le cœur ». 

2. Maitri Upaniṣad, VI, 10 explique dhiyaḥ par buddhayaḥ ; le dhīra est un « contemplatif » plutôt que simplement un « sage ». Avec pracodayāt, cf. Maitri Upaniṣad, II, 6 pratibodhanāya et pracodayitṛ.

3. Les pouvoirs de l’âme sont nommés « soi » dans la Chāndogya Upaniṣad, VIII, 8, 12, 4sq et Kauṣītaki Upaniṣad, IV, 20. C’est-à-dire que « le soi de la parole » signifie l’homme considéré comme un orateur. En ce sens l’homme a autant de soi, qu’il y a de pouvoirs.

4. Anubhū (Cf. gleichkommen et accognoscere) est littéralement « arriver à être avec » ou « adapté ou conforme à, ou identifié avec » l’objet de la connaissance, que ce soit au sens épistémologique ou érotique (Jaiminīya Upaniṣad Brāhamaṇa, I, 54, 7). Cf. adaequatio rei et intellectus. (Cf. anu [...] vid dans le Ṛgveda, IV, 27, 1 = σύνεστις tel que défini dans le Cratyle, 412 de Platon). Nous avons essayé de suggérer ce contenu en utilisant le terme intuit [« sentir intuitivement », sanskrit, anubhū] et parfois « expérience » (avec « immédiateté implicite »), en réservant « connaître » pour jñā. 

 

5.  ...

 

La suite de cet article est exclusivement réservée à nos abonnés ou aux acheteurs du numéro 19 des Cahiers de l'Unité