LA PAGAILLE MARTINISTE

La pagaille martiniste

                  Les lecteurs d’Atanòr ont été informés de la constitution d’un nouveau Suprême Conseil de l’Ordre Martiniste, présidé par l’avocat Sacchi, et destiné à faire concurrence à celui dont le chef est M. Joanny Bricaud ; le voyage que celui-ci a fait en Italie l’an dernier n’a pu empêcher la scission de s’accomplir. Mais ce schisme n’est pas le premier qui survient dans le milieu dont il s’agit : depuis quelques années déjà, en effet, il y avait en France deux organisations martinistes rivales, ayant pour Grands-Maîtres respectifs MM. Bricaud et Victor Blanchard ; il va sans dire que ceux-ci s’excommunient mutuellement… au nom de la Fraternité universelle, et, pendant de longs mois, le Voile d’Isis publia fort impartialement les proclamations de l’un et de l’autre des deux adversaires.

                       Ce n’est pas tout : il y a aussi M. D.-P. Sémélas, Grec de nationalité et directeur de la revue Éon, qui est à la tête d’une organisation martiniste distincte des précédentes, et à laquelle il a superposé un nouvel Ordre de son invention, dit Ordre du Lys et de l’Aigle, et placé sous les auspices d’une mystérieuse Dea, qualifiée de “Vénérable Mère”. La personne à qui l’on a ainsi...

               

 

René Guénon

 

La suite de cet article est exclusivement réaux acheteurs

du numéro 10 des Cahiers de l'Unité

 

Pour citer cet article :

René Guénon, « La pagaille martiniste », Cahiers de l’Unité,  n° 10, avril-mai-juin, 2018 (en ligne).

© Cahiers de l’Unité, 2018 

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