LES AMIS DE DIEU X

Les « Amis de Dieu »

‒ X & fin

Jésus-Christ Roi

Hans Memling, Retable de Santa María la Real de Nájera (1487)

(Cf. Maurice B. McNamee, « The Good Friday Liturgy and Hans Memling’s Antwerp Triptych »,

Journal of the Warburg and Courtauld Institutes, Vol. 37, 1974)

Quelques conclusions et voies de recherche

 
 
 

Ecce panis angelorum

(« Voici le Pain des anges »)

Tiré du chant liturgique Lauda Sion par saint Thomas d’Aquin, composé pour la messe de la Fête-Dieu. Ce chant illustre le dogme de la transsubstantiation.

 

PLAN

Quelques conclusions et voies de recherche

Préalable à une remanifestation éventuelle de l’initiation chrétienne

en milieu catholique

Pratique de l’incantation spirituelle

Les Amis de Dieu : un modèle exemplaire pour notre époque

Le Pacte réciproque des Amis de Dieu

Quelques conclusions et voies de recherche

 

      Les lecteurs ayant bien compris notre démarche et nos explications pourraient logiquement se demander, s’ils sont fidèles à la pensée de René Guénon, quel intérêt réel ils pourraient tirer de notre travail. Étant donné que le mouvement des Amis de Dieu s’est occulté dans le cours de l’histoire, on pourrait nous faire le reproche de faire de “l’archéologie” traditionnelle.

             Attester qu’il y a une métaphysique complète chez Maître Eckhart et que l’ “Ami de Dieu”, chez lui, équivaut à une identification au “Fils” – c’est-à-dire à l’Homme universel –, prouver l’existence d’un ésotérisme et d’une voie initiatique grâce aux écrits de Tauler et des auteurs de la Confrérie : tout cela peut piquer légitimement la curiosité du lecteur de René Guénon, mais ne répond pas, néanmoins, à une question essentielle : que faire de toutes ces informations dans la perspective d’accéder à un rattachement et à des moyens initiatiques authentiques pour un catholique de notre temps ?

           La doctrine métaphysique et le point de vue ésotérique restant, en soi, intacts, la difficulté, en effet, se situe dans la recherche d’un rattachement initiatique et d’une maîtrise spirituelle correspondante, même si elles ne peuvent provenir, au vu des circonstances actuelles, d’une lignée régulière qui aurait, sans interruption, transmis ce rite accompagné des moyens spirituels afférents. Nous ne nous faisons pas d’illusion, en effet, sur la persistance cachée de l’initiation spécifique aux Amis de Dieu, ni sur l’existence de “maîtres” actuels de cette confrérie (1). Nous ne négligeons pas, cependant, un engouement – voire un enthousiasme – pour le courant spirituel dit “rhénan” ou “rhéno-flamand” et sa composante des Amis de Dieu, de la part de personnes ou de groupes de personnes plus ou moins formels. En l’occurrence, les bonnes intentions doivent être accompagnées de certaines précautions techniques, comme celle de la possession d’un rattachement initiatique authentique.

 

Préalable à une remanifestation éventuelle de l’initiation chrétienne en milieu catholique

                 L’idée que ce rattachement et la maîtrise spirituelle qui lui est particulière n’existent plus oblige, pour ceux dont c’est la quête, à réorienter la recherche et la démarche spirituelles, et à envisager ce qui permettrait de réactualiser tout cela pour quelques-uns. Ils pourraient alors, dans le meilleur des cas, se trouver...

         

 

Steffen Greif

(À suivre)

 

La suite de cet article est exclusivement réservée à nos abonnés ou aux acheteurs du numéro 16 des Cahiers de l'Unité

 

Pour citer cet article :

Steffen Greif, « Les Amis de Dieu», Cahiers de l’Unité, n° 16, octobre-novembre-décembre, 2019 (en ligne).

 

© Cahiers de l’Unité, 2019  

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