René Guénon par Slimane Rezki

René Guénon

1. L’homme - Le sens de la Vérité

 

par Slimane Rezki 

Albouraq, Collection « Je veux connaître », Paris, 2016

Étude Critique (Suite & fin)

NOTES

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* Cf. Cahiers de l’Unité, n° 7, juillet-août-septembre, 2016. 

 

1. La référence au personnage de Cervantès est d’ailleurs particulièrement mal venue, quoiqu’elle offre une indication significative sur l’auteur : il semble ignorer que ce roman espagnol, d’esprit moderne, avait pour finalité de tourner en ridicule l’esprit traditionnel occidental. Il parodie les romans de chevalerie dont le modèle suprême est celui des contes du Graal, qui ont pour finalité la réalisation de l’état primordial. 

 

2. « Lettre de Palingenius à M. Alhaiza », Directeur de La Rénovation, 15 septembre 1910, parue dans La Rénovation, nº de sept.-oct. 1910, puis dans La France chrétienne antimaçonnique, le 3 novembre 1910.

 

3. « Les Doctrines hindoues », Revue Bleue, 15 mars 1924, p. 194. Selon une autre formulation : « les individualités ne comptent pas au regard de la doctrine » (Introduction générale à l’étude des doctrines hindoues, « Le Nyâya »)..

 

4. Compte rendu d’article de revue paru Le Voile d’Isis, oct. 1931, p. 635.

 

5. « Sur le prétendu “orgueil intellectuel” », Études Traditionnelles, décembre 1948, p. 333.

 

6. « La science profane devant les doctrines traditionnelles », Études Traditionnelles, avril-mai l950, p. 106.

 

7. Compte rendu d’article de revue paru Le Voile d’Isis, oct. 1933, p. 434 ; citation reprise dans cette revue, 2016, n° 3, p. 308.

 

8. Cf. « Le Règne de la Quantité et les Signes des Temps : à propos d’une prétendue “Édition définitive” », Cahiers de l’Unité, nos 3 et 4, 2016.

 

9. On notera incidemment l’utilisation constante du pronom personnel « je » par l’A., qui peut se lire, dans ce cas précis, comme étant une affirmation récurrente de son « ego ». Il devrait tout de même savoir que, selon Guénon, « l’emploi du “nous” en écrivant est une question, non de “simplicité” ou de son contraire, mais d’usage et de convenances (comme l’habitude de mettre une majuscule à un nom propre) ; ce pluriel se trouve être, en outre, susceptible d’une intéressante signification initiatique » (Le Voile d’Isis, mars 1931, p. 181).

 

10. En fait, il y a 33 chapitres, le dernier consistant dans la « Liste des revues, livres et signatures » (p. 117 et sqq. La « Table des matières » indique fautivement la p. 118). On admirera le symbolisme artificiel de la structure de son opuscule…

 

11. P. 27 ; la citation faite par l’A. n’est pas entre guillemets, si bien qu’on croit avoir affaire à une simple paraphrase. De plus, il renvoie à la p. 8 du livre de son ami, alors que le passage est p. 19 ! Enfin, il donne un troisième titre au livre en question ; après : le sens caché dans l’œuvre de René Guénon et Le sens caché selon René Guénon (livre de M. Laurant, couverture et p. 5), nous avons droit maintenant à celui-ci : Le sens caché de l’œuvre de Guénon. Décidément, en matière de “rigueur scientifique”, l’élève a atteint le professeur !

 

12. Sur les réponses faites à ce propos par Guénon lui-même, on lira les citations reprises dans les Cahiers de l’Unité, 2016, n° 3, pp. 305-309 ; « Une source méconnue de “L’Archéomètre” publié dans La Gnose », La Règle d’Abraham, n° 27, juin 2009, pp. 77-79.

 

13. Paris, Félix Alcan, 1901..

 

14. Citation reproduite du N° spécial de Science sacrée, juin 2003, p. 394 ; c’est nous qui soulignons ici et dans la citation suivante.

             Dans un autre domaine, si l’on considère les deux sortes de psychologie, on remarquera que Leclère et Guénon s’accordent sur un point : « la psychologie positive » est, chez l’un et l’autre, « l’étude des phénomènes mentaux ». Mais ils divergent au sujet de la conception de la « psychologie métaphysique » : pour le premier, « c’est l’étude de l’âme comme substance » ; pour Guénon, « c’est la connaissance de l’âme envisagée en elle-même, dans sa véritable nature » (N° spécial précité, pp. 406 et 421). En quoi Leclère a-t-il « influencé » Guénon ? En confrontant nombre d’idées de Leclère exposées dans ses livres avec les passages publiés du Cours de Philosophie de Guénon, il ne serait pas difficile de montrer que les points de vue de ces deux auteurs ne s’accordent guère.

15. On notera incidemment que les termes ideas et minds, si importants dans la philosophie de Berkeley, ne sont même pas mentionnés dans l’Essai critique sur le droit d’affirmer !

 

16. Regnabit, janvier 1926, p. 113 ; Symboles fondamentaux de la Science sacrée, p. 36

17. Il ne mentionne pas non plus un fait proprement “miraculeux” de la vie de Guénon, antérieur à ses relations avec des Maître hindous, que relate M. H. Chadli, qui l’a entendu « lors d’une conférence publique donnée à Paris par le fils du Cheikh ‘Abd al-Wâhid Yahyâ, puis par une autre source, d’ordre privé ». Un jeune homme « se promène seul dans une forêt, au plus tard à la fin de ses études secondaires. La pluie commence à tomber, et c’est à ce moment qu’il glisse dans un trou suffisamment profond d’où il ne peut sortir. La pluie redouble, rendant glissantes les parois, et la sortie impossible. De plus l’obscurité s’accentue avec l’arrivée du crépuscule. Les probables appels à l’aide sont restés peine perdue. C’est alors qu’une main surgit, qui le saisit fermement, et le voilà soudainement soulevé, et hors du trou. Le temps de retrouver ses esprits, l’inconnu a déjà disparu. Des années plus tard, âgé de plus de quarante ans, le même personnage est au Caire. Bientôt, rencontrant pour la première fois le Cheikh Salâma Râdî, il sera pris de tremblements et, dans un “état”, s’exclamera : “Hâdhihi ! Hâdhihi ! C’est elle ! C’est elle !” Est-ce l’“état” qui lui fit commettre une erreur grammaticale ? Il aurait dû dire, s’il s’agissait effectivement du Cheikh Salâma : “Hadhâ ! Hadhâ ! C’est lui ! C’est lui !” Et s’il ne s’agissait pas tant de ce Cheikh, mais plutôt de sa main, yad, mot qui est du genre féminin, l’exclamation ne serait-elle pas tout à fait appropriée ? Le jeune homme, c’est bien entendu René Guénon, et le personnage du Caire, le Cheikh ‘Abd al-Wâhid Yahyâ ». Ce Cheikh Râdî avait parmi ses “pouvoirs prodigieux” (karâmât) de venir à la rescousse de ceux qui se trouvaient en cas de détresse (najda), grâce à sa « main secourable et salvatrice » (« Cheikh Salâmâ Râdî », La Règle d’Abraham, n° 25, juin 2008, p. 87).

18. Études Traditionnelles, compte rendu des revues, sept. 1947.

19. « Réalisation ascendante et descendante », partie finale.

20. Science sacrée, nos 5-6, mai 2004, p. 7.

21. Op. cit., p. 27.

22. Jean Reyor, « En marge de “La vie simple de René Guénon” », Études Traditionnelles, janv.-fév. 1958, p. 7. [Sur ce point précis, on lira dans ce numéro la « Présentation » à la « Mise au point nécessaire ». NDLR.]

23. « Une source méconnue de “L’Archéomètre” publié dans La Gnose », art. cit., p. 53-54.

24. « L’ésotériste René Guénon. Souvenirs et jugements », La Pensée catholique, n° 77, 1962, p. 23.

25. Éditions de l’Homme libre, Paris, 2009.

26. Elle est reproduite dans le N° spécial de Science sacrée, p. 17. C’est  probablement la raison pour laquelle il figure assis dans la photographie de couple lors de son mariage.

27. Lettre du 4 août 1945.

28. P. 176, Archè, Milano, 2001.

29. Passage d’une lettre citée p. 213

30. Ibid., p. 85

31. Pour ces citations, cf. Ibid., pp. 123-124

32. Ibid., p. 87, 88, 115, 140, etc. On notera que l’auteur de la dernière référence “rectifiera” ses propos, et parlera alors « du 7 janvier 1951, à onze heures dix » (p. 150).

33. Ibid., p. 119.

34. Ibid., p. 145.

35. Ibid., p. 240.

36. Que M. Rezki doit connaître, puisqu’il ‒ ou l’un de ses « amis » de la pseudo-Fondation Guénon ‒ s’y réfère dans l’« Annexe » du Règne de la Quantité, 2015, p. 295, n. 1.

37. Pour M. Accart, « Il y a 50 ans, alors que l’Occident chrétien célébrait la fête de l’Épiphanie, Guénon s’éteignait » (L’Ermite de Duqqi, p. 13). Il s’agit du dimanche 7 janvier. Dans son livre, il écrit que « Les témoins de l’agonie en diffusèrent rapidement des récits au ton parfois légèrement hagiographiques » (p. 46 ; c’est nous qui soulignons). On voit par là ce qu’il pense de la seconde version de Valentine de Saint-Point, d’après laquelle Guénon décéda le 8… De son côté, M. Muhammad Vâlsan avait déjà relevé que le 7 janvier 2001 coïncidait « avec une date jubilaire », Guénon étant décédé « cinquante ans » plus tôt (La Règle d’Abraham, n° 10, déc. 2000, p. 28). Dans « R. G. de la Saulaye », il explicita : « Le message que constitue cette extinction un tel jour ne doit pas nous échapper car celui-ci, assez exceptionnellement, commémorait un ensemble très conséquent d’évènements primor­diaux. S’il est notoire qu’il était consacré aux Rois-Mages, on sait moins qu’il célébrait en même temps non seulement le Baptême du Christ par saint Jean et les noces de Cana, mais aussi la Décollation de ce même Baptiste. Pour les orthodoxes le 7 janvier marque en conséquence la Saint Jean-Baptiste, mais pour ceux qui suivent encore le calendrier julien, comme les coptes, il n’est rien moins que le jour de Noël » (N° spécial de Science sacrée, pp. 6-7). M. Vâlsan écrit que « les “coïncidences” ne sont faites que pour coïncider » (p. 18) ; que deviendraient ces “coïncidences” si Guénon était décédé le 8 janvier, comme l’affirme Valentine de Saint-Point ?  

38. L’Ermite de Duqqi, pp. 46, 139, 210, 215, etc.

39. Il oublie les « revues » dans la « Table des matières », p. 134 !

40. Guénon ou le renversement des clartés, Edidit Archè, Paris Milano, 2015

41. Selon la fâcheuse habitude des membres de la soi-disant Fondation Guénon, aucune majuscule n’est écrite.

42. Cf. les Cahiers de l’Unité, nos 1 et 3, 2016.

43. Cf. l’édition de ces articles dans Precisazioni necessarie, Il cavallo alato, Padova, 1988.

44. Lettre du 16 septembre 1950 à Michel Vâlsan, passage publié dans Science sacrée, n° 7, sept. 2005, p. 15, n. 29.

45. « La fonction de René Guénon et le sort de l’Occident » (1951), et : « L’Islam et la fonction de René Guénon » (1953).

46. Coran, II, 111

47. Cf. l’étude précitée sur la prétendue « édition définitive » du Règne de la Quantité.

48. Sur cette question, cf. Marc Brion, « Génération spirituelle de René Guénon », Cahiers de l’Unité, n° 1, 2016.

49. Lettre du 4 octobre 1950, Paris-Le Caire [sic !], p. 115, Éd. du Miroir d’Isis, Wavre, 2011 ; c’est nous qui soulignons ici, et dans la suite.

50. Lettre du 17 octobre 1950, à Louis Caudron (précitée au début de notre étude critique).

51. Lettre du 27 août 1933.

52. Dans l’« éditorial » du numéro précédent des Cahiers de l’Unité, M. le Directeur rappelle fort opportunément que « l’individualité des auteurs » ne lui importe pas, ce qui est d’ailleurs conforme au « point de vue traditionnel » (p. 6). Malgré cette mise au point, confortée par des citations de René Guénon, un personnage a cru devoir nous identifier avec l’un des collaborateurs de cette revue. Nous lui dirons qu’il est aussi piètre détective qu’il est mauvais connaisseur des doctrines traditionnelles, et qu’en ces matières si différentes, des compétences particulières sont requises. Aussi, nous lui adresserons les mêmes propos que ceux que le peintre Apelle lança à un cordonnier qui s’érigeait en critique d’art : Ne, sutor, ultra crepidam !

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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