Purusha sukta

NOTES

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1. La Personne ou l’Homme Universel du Puruṣasūkta est le même que le Créateur de l’univers, Viśvakarmā dans Ṛgveda 10, 81, qui a des yeux, une bouche, des bras et des pieds de chaque côté et, le même que Agni-Prajāpati de l’autel du Feu, Śatapatha Brāhmaṇa 9, 2, 2, 6. « Mille signifie tout », Śatapatha Brāhmaṇa 8, 7, 4, 11. 10, 2, 1, 11. À viśvato vṛtvā correspond Śvetāśvatara Upaniṣad et Bhagavad Gītā, 13, 13 sarvam āvṛtya.

     Sur le mot puruṣa, littéralement « citoyen » cf. Ananda K. Coomaraswamy, « What is civilisation ? », Albert Schweitzer Jubilee Volume, Cambridge, 1946. L’étymologie traditionnelle apparaît aussi dans Vimānavatthu 42 puri seti ti puriso.  

2. 2. Les références sont Weber, Indische Studies 9, 5 ; L. Scherman, Philosophische Hymnen aus der Ṛg und Atharva Veda Saṃhitā, 1887 ; et W. Norman Brown, « The Sources and Nature of Puruṣa in the Puruṣasūkta (Ṛgveda 10, 90, 1) », JAOS 51, 108-118. 

3. Le Puruṣa étant « à la fois à l’intérieur et à l’extérieur » (Bhagavad Gītā 12, 13) est non seulement indéfiniment petit – en tant qu’il est dans le cœur –, mais indéfiniment grand (Chāndogya Upaniṣad 3, 14, 3 etc.) dans la mesure où il « remplit ces mondes » (Maitri Upaniṣad 6, 26) ; son extension n’est pas un mouvement, mais une présence totale (Kaṭha Upaniṣad 2, 21 ; Bhagavad Gītā 18, 20). C’est du cœur qu’il se lève (uditaḥ) et avec ses cinq rênes-rayons fait fructifier la sensibilia [« le sensible »] (Maitri Upaniṣad 2, 6) ; ce qui revient à dire que le cœur est sa citadelle ou son palais, mais la sphère des sens son champ ou son domaine – tout comme en nous le cœur est le siège de l’esprit [mind dans le texte de AKC], mais le monde extérieur est son champ d’action, – uditaḥ impliquant qu’il « se lève » en nous comme le soleil dans le ciel.

4. ...

 

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