Ivan Aguéli

NOTES

 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Portrait au crayon de Marie Huot

par Aguéli en 1890

1. Décembre 1910, p. 268.

 

2. Lettre à Michel Vâlsan du 8 août 1937.

 

3. Op. cit., II, pp. 299-304.

 

4. Ibid., pp. 301-302.

 

5. C’est pour cela que Guénon distingue « el-aql el-basharî, la raison, [d’]el-aql el-bâtinî, l’intellect intuitif » ; les deux expressions pourraient être traduites par : “l’intellect humain” et “l’intellect intérieur, secret”.

6. C’est ainsi qu’elle est classée en phonétique ; elle est considérée comme étant une des occlusives ‒ dans le langage de cette discipline : « double occlusive vélaire et glottale », ou : « arrière-vélaire sourde avec occlusion simultanée du larynx » !

7. Citations tirées de l’Introduction générale à l’étude des doctrines hindoues, IVe partie, ch. 5.

            

8. Cf. Munawar Arbab (Halo), Sufi Saints of Indus Valley, p. 17, Morrisville, USA, 2014 ; Irving Hexham, Understanding World Religions, ch. 26, Zondervan, Grand Rapids, USA, 2011 ; Glauco D’Agostino, Sulle Vie dell’Islam, pp. 177, 300, etc., Gangemi Editore, Roma, 2010, etc.

         

9. Extrait d’une lettre du 26 mars 1938 publié en fac-similé dans la Rivista di Studi Tradizionali, janv.-juin 1990, p. 41. Le destinataire de cette lettre, dont le nom n’est pas précisé, est Marcel Clavelle.

                Les renseignements fournis dans ce passage n’ont pu être inventés par Guénon, car, redisons-le, ils ne peuvent que provenir d’Aguéli. Or, celui-ci devait tout de même savoir que son grand-père paternel (farfader) Isak portait le nom purement suédois de « Moberg », qui signifie : “mont ou montagne de bruyère, de lande, de terre sablonneuse”. Selon Gauffin, le changement de nom propre s’expliquerait ainsi : « Lorsqu’Isak Moberg a été inscrit à l’école de Jönköping, le directeur de l’école lui aurait demandé d’adopter le nom de famille Agelii, au motif que Moberg était un “nom de cocher” (kusk-namn) » (Gauffin, op. cit., I, p. 14). Par rapport à Aguéli, le changement de nom serait donc récent, Isak étant né en 1795. Le fait que Moberg était souvent porté par les cochers est-il plausible ? Constituait-il un argument décisif qui aurait incité les parents de l’enfant Isak à accepter un tel changement ? Aucun document n’est apporté à ce sujet par Gauffin. On a avancé que le nom retenu, Aguélii, proviendrait du nom de la localité appelée : Augustarem (et non Agutarem, comme on le lit parfois)... Toutefois, si le nom Aguélii existait préalablement dans la famille, donc antérieurement à Isak Moberg/Aguélii, celle-ci avait légalement le droit de le prendre, ou de le reprendre.

10. Rappelons que la Tartarie correspond à la partie de l’Asie centrale et septentrionale couvrant la Sibérie, le Turkestan, la Mongolie, la Mandchourie, la Crimée et quelques contrées voisines comme la Caucasie et le Daghestan. Les turco-mongols peuplent cette aire géographique particulièrement étendue.

11. La plupart proviennent du livre de Gauffin et du Catalogue de l’exposition Ivan Aguéli, de Viveca Lindqvit, Centre culturel suédois, Paris, 11 mars-24 avril 1983 ; ces photos circulent désormais sur Internet.

12. Gauffin, op. cit., couverture du Vol. I, pp. 41, 63 ; II, p. 203. 

13. Il faut aussi se souvenir que nombre de « Turcs », notamment, sont d’apparence physique très européenne. Aguéli lui-même fut pris pour un Turc : le 28 décembre 1895, lors d’une réunion de protestation contre les massacres en Arménie tenue dans la salle des Sociétés savantes, à Paris, une quinzaine de personnes s’acharnèrent sur lui, le frappant à coups de pied et de poing. « Arrêtez ! Celui que vous assommez est de vos amis ! Il n’est pas Turc ; c’est le peintre suédois Yvan Aguéli ! » cria Marie Huot (Le Petit Parisien, 29 décembre 1895, p. 1).

14. Citation tirée d’une « Note de la Rédaction » des Écrits pour La Gnose, op. cit., p. VIII.

15. Novembre 1932, p. 714.

16. Si l’on voulait vraiment faire ressortir une notion d’intelligence dans la transcription de ce nom propre, il suffirait de l’écrire ‘Âqilî, ce qui signifierait : “de nature intelligente, sage, avisée”, etc., ‘âqil étant attesté avec les sens d’“intelligent”, de “sage”, de “raisonnable”, etc.

             Quelques auteurs ont retenu la transcription indiquée par Guénon, sans d’ailleurs le savoir, car elle leur semblait la plus appropriée ; parmi eux, citons John Andrew Morrow, Religion and Revolution: Spiritual and Political Islâm in Ernesto Cardenal, p. 4, Cambridge Scholars Publishing, Newcastle upon Tyne, 2012 ; Mark David, « The Amazing Life of Ivan Agelli » (article en ligne) ; plusieurs sites internet mentionnent de même : « ‘Abd al-Hâdî ‘Aqîlî ».

17. Lettre du 25 juillet 1899, citée par Gauffin, op. cit., II, p. 70.

18. Plusieurs termes coraniques sont tirés de cette racine, comme hadya, “offrande”, “présent”, “victime sacrificielle”, hudân, “guidance”, “direction droite”, etc. D’autre part, on notera que le nom Mahdî est issu de cette même racine ; Al-Mahdî a une fonction eschatologique majeure en Islam.

19. Gauffin, op. cit., II, p. 133.

20. Ibid., II, p. 302.

21. « Cheikh Salâma Râdî », La Règle d’Abraham, juin 2008, pp. 53-54.

22. L’Islam et la fonction de René Guénon, ch. IV, p. 58, n. 7.

23. M. Jean Foucaud a traduit cet article qui est disponible sur Internet.

24. L’Islam et la fonction de René Guénon, p. 33.

25. Pour éviter de trop fréquentes interruptions dans notre étude, nous avons réduit au maximum les renvois aux travaux suivants :

- Rapporti Italo-Arabi (1902-1930) dai documenti di Enrico Insabato, Carlo Gotti Porcinari, E.S.P., Roma, 1965 ;

- « Una rivista italo-araba d’inizio secolo : An-Nādī (Il Convito) », d’Angelo Scarabel, Oriente Moderno, n° LVIII, 1978, pp. 51-67 ;

- « La presse d’expression italienne en Égypte. De 1845 à 1950 », de Mme Alessandra Marchi, Istituto di Storia dell’Europa Mediterranea, RiMe, n° 5, décembre 2010, pp. 91-125 ;

- « Italian Pro-Islamic Politics in the Writings of Enrico Insabato : Between Lybia and Egypt », du même auteur, dans Images of Colonialism and Decolonisation in the Italian Media, édité par Paolo Bertella Farnetti et Cecilia Dau Novelli, p. 136, Cambridge Scholars Publishing, 2017 (cf. plus particulièrement les sections 3 et 4 du ch. IX).

26. Depuis bien des années, les spécialistes des “agueliana” ont écrit des livres et articles sur la vie d’Aguéli, sur certaines de ses idées, fourni nombre de données documentaires le concernant, chacun apportant ainsi divers éclairages sur le peintre, l’anarchiste et le musulman. Toutefois, tous ces auteurs ont négligé l’essentiel, à savoir : rendre enfin accessibles aux lecteurs les textes mêmes d’Aguéli écrits en suédois, français, italien, arabe, etc. Seul René Guénon, qui n’a pas écrit publiquement sur Aguéli, a tenu à rééditer cinq de ses travaux parus dans La Gnose, les fascicules de cette revue étant difficiles à se procurer au début des années 30. Furent ainsi publiés à nouveau dans Le Voile d’Isis : Le Traité de l’Unité (janvier et février 1933) ; puis : « El-Malâmatiyah » (oct. 1933), « L’universalité en Islam » (janv. 1934), L’Épître intitulée “Le Cadeau” (juill. 1935), et enfin les « Pages dédiées au Soleil » (nov. 1935). On notera d’autre part que Michel Vâlsan, dans ses articles de 1953 et de 1971, parle peu d’Abdul-Hâdi. Il a surtout traduit les larges extraits concernant le Cheikh Elîsh et Ibn ‘Arabî, tirés de : « La Moschea “Umberto” » (« La Mosquée “Humbert” »), d’une « Note » sur “La Société Akbariya” (n°s 3-4) et d’« El Akbaria » (n°s 5-6 et 7-8), comme on le voit dans le « Numéro spécial » de Science sacrée, juin 2003, qui a édité sur deux colonnes le texte italien et sa traduction (pp. 173-178). Dans ses « Références islamiques du “Symbolisme de la Croix” », Michel Vâlsan a repris quelques termes techniques mis au point par Abdul-Hâdi, et cité plusieurs passages traduits par lui de L’Épître intitulée “Le Cadeau”.

Une édition en plusieurs livres s’imposerait pour regrouper tous les textes d’Aguéli et d’Abdul-Hâdi. Aussi, il faut saluer M. Andro qui, à notre connaissance, est le seul à s’être occupé de cette question de publication. Il a mis en ligne plusieurs des articles publiés, mais non repris à ce jour sous forme d’ouvrage, dans L’Encyclopédie contemporaine illustrée. On regrettera toutefois que ce ne soient que des extraits qu’il propose, et non l’intégralité de :

- « L’exposition de la “Section d’Or” à la Galerie La Boétie » (n° 659, 15 novembre 1912) ;

- « La presse d’expression italienne en Égypte. De 1845 à 1950 », de Mme Alessandra Marchi, Istituto di Storia dell’Europa Mediterranea, RiMe, n° 5, décembre 2010, pp. 91-125 ;

- « Sur les principes du monument et de la sculpture » (n° 661, 31 janvier 1913) ;

Cecilia Dau Novelli, p. 136, Cambridge Scholars Publishing, 2017 (cf. plus particulièrement les sections 3 et 4 du ch. IX).

- « La 29e Exposition du Salon des Indépendants » (n° 664, 25 mai 1913 et n° 665, 30 juin 1913).

                      Afin d’éviter toute éventuelle méprise sur nos intentions, nous nous permettrons d’apporter les précisions suivantes. Même s’il s’étend sur cent cinquante pages environ, notre article en cours de parution n’est en réalité qu’une sorte d’introduction générale à la publication d’un inédit d’Aguéli, introduction qui servira aussi pour l’édition des lettres qu’il écrivit à René Guénon. Nous envisageons encore de rééditer les articles et travaux qu’il publia dans diverses revues, et faire paraître d’autres inédits. Pour l’édition de sa correspondance avec Marie Huot, il est évident qu’il faut l’établir sur les originaux écrits en français, qui sont en Suède, et ne pas se contenter de la publier à partir du livre de Gauffin : nous n’aurions affaire, dans ce cas, qu’à une traduction de traduction, donc à une édition nécessairement très partiellement fidèle. Comme on le voit, nous n’avons certainement pas pour objectif d’être un commentateur des quelques rares écrits d’Aguéli actuellement disponibles, préférant éditer des inédits et traduire ceux qui ne l’ont pas été. Nous ferons ainsi connaître de longs passages provenant de : « La Moschea “Umberto” ». Quant à sa vie, nous ne nous y intéressons qu’occasionnellement puisque, comme l’affirme René Guénon dès son premier livre, les particularités et détails biographiques les plus anecdotiques, voire insignifiants, de ceux qui ont exposé et interprété les doctrines traditionnelles sont de bien minime importance. C’est évidemment dans un esprit traditionnel de partage, et sans prétention particulière que nous présentons et publions une documentation inédite, avec quelques remarques qui peuvent sans doute intéresser les lecteurs de l’œuvre de René Guénon. Comme nous l’indiquions dès le début de notre étude, c’est aussi une contribution s’inscrivant parmi les très rares commémorations du centenaire du décès d’Aguéli : en effet, nous n’avons lu que quelques lignes à ce sujet sur Internet !

27. Porcinari...

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du numéro 9 des Cahiers de l'Unité

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