Cahiers Villard de Honnecourt N° 103

Chaos ab ordine 

Remarques complémentaires sur une publication de lettres de René Guénon 

dans les Cahiers Villard de Honnecourt

Les Fils de Noé, au cœur du déluge
Cahiers Villard de Honnecourt N° 103

NOTES

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1. Cf. leur recension dans le « Recueil annuel 2016 » des Cahiers de l’Unité, p. 223, n. 20. 

 

2. Si l’on ne connaissait pas le texte même de ce Cours, son existence était attestée par Guénon : « je ne sais même pas trop comment je ferais si je n’avais mon cours tout préparé d’avance » (lettre du 3 janvier 1918). Jean Mornet témoigna que Guénon dictait « un cours qu’il a lui-même écrit » (« René Guénon à Blois », extrait du Bulletin de l’Association des anciens élèves du lycée de Blois, 1954, p. 5, cité par Paul Chacor­nac, La vie simple de René Guénon, 1958, p. 58).

 

3. Cf. le « Numéro spécial René Guénon » de Science sacrée, 2003, pp. 399 et sqq.

 

4. René Guénon, Denys Roman et la Franc-Maçonnerie – « Arche vivante des Symboles ».

 

5. Cf. par exemple, dans le numéro précité de Science sacrée, pp. 406, 420, 458, 519, etc.

 

6. Cf. par exemple, dans le « Recueil » précité des Cahiers de l’Unité, p. 226. 

 

7. Dans le n° 101, p. 87, et dans le n° 102, p. 104 ; il semble d’ailleurs que ce soit la même qui se trouve en fin de ces deux lettres ! Quant à celle qui figure juste avant la note de M. Pinchard dans le n° 103, p. 89, ce n’est pas elle qui clôt en réalité la lettre du 19 octobre 1948…

 

8. P. 105 ; le lecteur non averti pensera qu’il s’agit aussi d’une lettre à Maugy, alors qu’elle était destinée à Edmond Gloton, et qu’elle date du 17 mai 1947.

 

9. Si chaque éditeur des écrits de René Guénon se met à privilégier certains critères qui lui sont “personnels” pour rééditer les livres de Guénon ou publier ses inédits, au lieu de se cantonner à reproduire fidèlement ces documents tels quels, nous risquons tôt ou tard de voir apparaître un nouveau type de publications. Par exemple, dans la mesure où on souhaite s’adresser à de nouveaux lecteurs de René Guénon, et que l’on peut espérer compter parmi eux des jeunes gens, pourquoi ne pas apporter certaines modifications orthographiques dans ces nouvelles éditions, pour ne point troubler les lecteurs en question ? En effet, depuis la publication au Journal Officiel de la République Française du 6 décembre 1990 du rapport du « Conseil supérieur de la langue française », approuvé par l'Académie française, certaines « rectifications de l’orthographe […] constituent une nouvelle norme » pour les enseignants qui savent ainsi « ce qu’ils auront à enseigner aux nouvelles générations » (p. 3). Aussi, afin que ces jeunes et futurs lecteurs ne soient point surpris, voire désorientés, par la présence d’accents circonflexes sur les i des verbes, notamment à l’infinitif, à la troisième personne du singulier du présent de l’indicatif, etc., on s’empressera d’écrire les verbes suivants, et ceux qui leur sont apparentés : “connaître”, “apparaître”, sous les formes “connaitre”, “apparaitre”, etc. Le mot « événement », que Guénon utilise sous cette forme, sera désormais écrit : « évènement » ; c’est l’orthographe voulue par la réforme. D’ailleurs, cette graphie était largement répandue avant 1990 et considérée comme plus conforme à la prononciation. On ne tiendra donc pas compte des réfutations de ces remarques dans le dictionnaire du Centre National des Ressources Textuelles et Lexicales (CNRTL), s. v., rubrique : « Prononciation et Orthographe ».

                   De plus, certains se permettront tôt ou tard de revoir des expressions utilisées régulièrement par Guénon dans ses divers livres, car elles font partie des « questions disputées » chez les linguistes, grammairiens, philologues, etc., même si elles sont actuellement admises par l’Académie française ‒ mais, pour combien de temps ? Ainsi, là où Guénon écrit « voire même », ce que certains regardent comme un archaïsme, d’autres comme un pléonasme, d’autres encore comme une redondance inutile, on se contentera de : « voire » ou de « même ». La locution adverbiale : « par contre » sera remplacée par : « en revanche », conformément aux idées de certains puristes, etc. Quant à « moyen âge »,  Guénon ne l’écrit-il pas ainsi comme lorsqu’on parle, de façon péjorative, d’une période d’arriération et d’obscurantisme en disant : « c’est un (ou : du) moyen âge » ? Mais quand les historiens s’intéressent à l’époque connue comme étant le Moyen Âge, ou le Moyen-Âge, ils n’oublient pas de mettre des majuscules. Comme on le voit, pour certains, les occasions de « rectifier » l’orthographe dans les livres de Guénon ne manquent pas. Ajouterons-nous que les exemples que nous avons mentionnés, avec leurs “justifications” nous ont été rapportés par tel ou tel ?

 

10. Cf. n° 6, pp. 94-96.

 

11. Compte rendu paru dans les Études Traditionnelles, juillet 1936, p. 286.

 

12. Expression de Guénon utilisée dans un compte rendu, Le Voile d’Isis, février 1931, p. 125.

 

13. M. Elyassaa Elbanna a résumé ce passage de la lettre de Maugy, traduisant ainsi la phrase que nous reprenons : « on adresse la septuple Salutation à El-Shaddaï » ; puis il a reproduit la réponse de Guénon (Cahiers de l’Unité, n° 6, pp. 29-30).

 

14. Cf. ce que nous avons écrit à la fin de la première partie de notre étude sur la prétendue édition définitive du Règne de la Quantité et les Signes des Temps dans le « Recueil annuel 2016 », p. 444.

 

 
 
 
 

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