POURQUOI JE SUIS DEVENU MEMBRE DE L’ANCIENNE GUILDE

Pourquoi je suis devenu membre de l’Ancienne Guilde
ou Compagnie des Francs-Maçons

 
 

L’excursion dans les Carrières de pierre du

Mont Holy Head

            Nous proposons ici la traduction d’un texte de Clement E. Stretton, qui relate sa première rencontre avec la Guilde des Francs-Maçon opératifs. Il a été publié le 20 septembre 1909 dans la revue mensuel The American Tyler-Keystone, volume XXIV, n° 6, journal officiel du Royal Order of Scotland pour les États-Unis et pour la Ligue des Clubs maçonniques, publié à Ann Arbor dans le Michigan. Un récit analogue, plus court, mais avec des passages plus détaillés, et d’autres qui le sont moins, a été publié dans Speculative Mason, Vol. XLIII, 1, 1951 ; il est daté de Leicester, le 5 août 1906.

       

 

               Le 19 août, un groupe de francs-maçons américains et anglais a eu le plaisir de faire une excursion dans les Carrières de pierre du Mont Holy Head sous la conduite du Frère Stretton qui a lu ce papier pendant la journée. Cet article est le récit le plus complet des travaux de l’Ancienne Guilde qui est paru dans la presse et apporte beaucoup de lumière sur l’ancien corps de métier, l’extrême attention avec laquelle les usages (1) habituels de ses membres ont été conservés et les relations entre les Opératifs et les Spéculatifs. S’il y a d’autres questions concernant la Guilde, nous serons heureux de les transmettre au Frère Stretton, qui se fera un plaisir, nous le savons, d’y répondre pleinement autant que ses obligations le lui permettent.

          En octobre 1866, j’étais stagiaire d’un ingénieur civil de Derby, en Angleterre ; une prime de 300 £ avait été payée pour ma formation par mon père. Une partie de l’instruction consistait à travailler durant un mois avec des tailleurs de pierre dans une carrière de pierre et un chantier (de taille ?). En mai 1867, l’auteur et cinq autres « élèves de haut niveau » [premium] ont été envoyés dans un chantier de tailleurs de pierre dans le Derbyshire. Le maître d’ouvrage nous a fait visiter les lieux, nous a présenté ses employés [men] puis nous a laissés sur le chantier. Immédiatement, il est devenu évident que les employés n’ont pas apprécié notre présence. Ils nous ont désignés comme des « Cowans », « lo-men » et « scabblers » (2). On chargea un des élèves pour transporter de l’eau (3). On a demandé à un autre d’acheter du petit bois pour le feu (4). Un autre a été mis au travail avec un ciseau en plomb mais peint en noir et on lui a fourni un maillet dont la tête s’est détachée. Ils disaient que nous n’étions que quelques-uns de ces « 60 et 10 000 qui portaient des fardeaux » (5) (1 Rois, V, 15). Dès que nous approchions d’un maçon pour le voir travailler, on sifflait et il cessait son travail et déposait ses outils. Un maçon a dit : « Regardez de l’autre côté si vous ne voulez pas recevoir de la poussière dans vos yeux », et nous reçûmes une poignée de poussière sur nos visages. Je leur (aux autres élèves) ai suggéré que les employés voulaient sans doute boire un verre et donc une somme de quinze shillings a été collectée et remise au premier, principal maçon, mais celui-ci a jeté l’argent par terre avec la remarque suivante : « Les francs-maçons ne boivent pas l’argent...

 

         

Clement E. Stretton, P.M.

La suite de cet article est exclusivement réservée à nos abonnés ou aux acheteurs du numéro 14 des Cahiers de l'Unité

 

Pour citer cet article :

Clement E. Stretton, P.M., « Pourquoi je suis devenu membre de l’Ancienne Guilde ou Compagnie des Francs-Maçons », Cahiers de l’Unité, n° 14, avril-mai-juin, 2019 (en ligne).

 

© Cahiers de l’Unité, 2019 

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